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( 27 février, 2015 )

Les sans abris

les sans abris

Le général hiver est de retour
Frimas et doigts gourds,
Nous entrons en froidure.

Les nantis de la vie, bien lotis
Côtoient les délaissés de la vie,
Ceux, qui dormants sous les ponts,
Se blottissent sous leurs cartons.

Les nantis fuient les sans abris
A qui les bancs publics sont interdits,
Les nantis et leurs toutous bien nourris
Passent indifférents, ignorants de la vie.

Pour les uns, jouets plein les souliers
Pour les autres, ni souliers, ni jouets,
Juste un abri de cartons et de papiers.

Toi la rombière, qui détourne la tète,
Passante pressée, jetant une piécette
Sans même jeter un regard quémandé,
Connais-tu leur histoire pour ainsi juger !

Toi la rombière, passante pressée,
Retourne sur tes pas, offre-lui le café,
Merci il te dira, bonne soirée il te dira.

Ainsi va la vie
Charles en p

( 27 février, 2015 )

y a des gens, madame…..

Y a des gens, madame, ils ne pensent pas
Leur plaisir, ne vous causer que tracas
Leur culture, c’est l’ curé et miss France
La cure, pour les vacances et les finances

Y a des gens, madame, ils sont médisants
Leur plaisir, critiquer les autres et leur bilan
Leur culture, vu être vu, Adamo et M.Pokora
J’n’ai rien contre, j’préfère Brel, Ferré et Barbara

Ya des gens, madame, faut les éviter,
Leur plaisir, savoir tout sur tout le monde
Leur culture, c’est la télé des jean-Pierre,
Aux Rougon- Maquart, ils préfèrent Closer

Y a des gens, madame, leur vie, morne plaine
Leur plaisir, à la messe prier Jésus et Madeleine
Leur culture, grands chapeaux, grandes orgues
J’préfère voir Renaud, se tapant un Ricard à Sorgues

Ainsi va la vie
Charlesp à OK Corral

( 22 février, 2015 )

aquarelle

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( 22 février, 2015 )

aquarelle

IMGP2232

( 22 février, 2015 )

J’ai fait un réve

j’ai fait un réve

Je rêve !

J’suis décidé, j’me casse,

J’me tire, j’m’efface,

Sur Mars ou sur la Lune

Sans regrets ni amertume.

La sieste au clair de terre,

Sur ma planète en solitaire,

Prince de la lune, de l’univers

Je pleure la terre en guerre.

J’ suis, empereur ou manant,

De ma planète sans habitants,

Au clair de la terre, mon ami

Il n’y a qu’épidémies et folies.

Pourtant si belle la planète terre,.

De la lune je n’vois que la mer

Les humains tellement petits,

Qu’ils en sont insignifiants.

J’ai fait un rêve impossible,

La paix, totale et inaccessible,

Retour sur terre, fin du rêve,

Je retrouve femme et enfants

Mon bien le plus important.

De roi de la lune et de l’univers

Je redeviens Prince sur terre.

Ainsi va la vie

Charles en p

( 22 février, 2015 )

Bien calé dans l’canapé

Bien calé dans l’ canapé,

J’regarde la télé,

C’est la crise, si, on m’la dit

j’ crois c’qu’on me dit.

 

Sur ma tété,  flics et bouchons

J’imaginais  manifs anti Macron ;

Tout faux, c’est les vacances,

C’est la grande transhumance.

 

Les chômeurs, on n’ les voit jamais

Passent pas ou si peu sur ma télé ;

Ben oui m’sieu, y font pas d’audience ,

J’les admire, eux et leur impatience.

 

Ça bouchonne aux restos du cœur ;

Pas d’images, grand  malheur,

C’est la crise, après la neige, la plage

Toujours des bouchons, sans pollution.

 

Pour les vacances,  tu peux être polluant,

Y a la pollution des villes et celle des champs,

Sur ma télé, ça ne parle que de millions :

Des couillons comme moi devant l’écran

Qui regardent, ce monde en passant.

 

Ceux qui n’ont rien partagent tout.

Ceux qui ont tout ne partagent rien.

Je n’suis qu’un passant, l’air de rien.

 

Ainsi va la vie

Charlesp

 

( 14 février, 2015 )

Passent les passants

passent les passants

.

Passent les passants, touristes

Habitants, se mélangent.

Les uns, nonchalants, égoïstes

Les autres, des paroles échangent.

 

Passent les passants, chalands

Curieux, envieux.

Vendeurs, touristes, fourmillants

Jeunes ou vieux.

 

Passent les passants, doucement

Evitant l’habitant.

Touristes en ballade, pénardement

Mondes se côtoyant.

 

Passent les passants, fatigués

Regards fuyants.

Marchands, de crier fatigués

Touristes regardants.

 

Ainsi va la vie

Charles en p

( 14 février, 2015 )

Le routard

Le routard

Tu veux vivre peinard,

Devenir un vieux routard,

Mettre les voiles pour Panama,

Les Marquises ou Nouméa.

Aux états unis, route Soixante six

TU salueras les indiens démunis,

Tu cherch’ras les derniers bisons

Buffalo Bill et le grand Canyon.

Les marquises, si belles, si loin

Dernier voyage de Brel et Gauguin.

Ils dorment la- bas pour l’éternité

Face à la mer, en toute sérénité.

Y a Cappy, c’est pas loin et c’est beau

Y a pas de bisons, y a pas de blaireaux,

Y a l’clocher, c’est toute une histoire

Y avait Fernand, y avait l’ père Moutoir.

Tu peux même voyager dans ton jardin

Tu peux parler avec les gens du patelin,

Sans bouger tu vas découvrir le monde,

Dans les livres ou sur la mappemonde.

Tu t’ feras des amis, de Cappy à Beyrouth,

Va ou tu peux, ouvre les yeux, trace ta route

Avec tes potes, tes voisins, tes vrais copains.

Ne perds pas ton temps pour un bout de terrain

La vie est ton jardin.

Ainsi va la vie.

Charles en p

( 13 février, 2015 )

Sur mon arbre

J’aime la généalogie, source de ma vie,
Je grimpe dans l’arbre guerroie à Pavie ;
Je remonte le temps, de branches en branches ;
Je revois pépère de sortie en habits du dimanche.

Je croise les oncles Julien, et Albert, tante louise,
Je prends le temps de les revoir, visite exquise,
Plus loin bruit de bottes, époque de grande misère
Tant de parents découverts, riches ou en galère.

Surpris de découvrir tant de jeunesse en révolution,
Je les imaginais forcément vieux, au temps de napoléon,
Sur l’arbre, je croise des noms, des villages, des histoires,
Surpris de me retrouver, si prés de rois en pleine gloire.

Sur une branche, je découvre un parent à Marignan,
Sur mon arbre, je les croyais vieux, ils étaient enfants,
Jeunes, parents, passants de branches en branches,
D’arbres en arbres, là ou pour moi, ils sont bien vivants.

Du haut de mon arbre, je les vois, parents du même sang
Contemporains de Léonard de Vinci, de napoléon.
L’arbre grandira ainsi de génération en génération.

Ainsi va la vie
Charles en p

( 7 février, 2015 )

charlesp

http://www.charlesp.fr

( 7 février, 2015 )

Question de temps

Question de temps
J’aimerais tant arrêter le temps,
Le temps qui passe inexorablement,
Celui des bons et mauvais moments
Autant en emporte le vent. (Facile !)

Le temps passé avec la p’tite mémé,
Elle ne parlait pas un mot de français.
Je la vois encore tout de noir habillée,
Petite et vieille, en flamand elle râlait.

Elle fait partie du bon temps écoulé
Le joyeux temps passé avec les mémés,
J’me souviens du temps, pas oublié,
Levés tôt, direction les vaches au pré.

J’préfère oublier les mauvais moments,
Pas de nostalgie, juste un passé épatant,
Attristé par le départ des amis et parents
Mais si beau le temps des garnements.

Et puis il ya le beau et le mauvais temps,
La pluie, le soleil et les neiges d’antan,
C’est toujours une question de temps.
Le temps qui passe, le temps restant.

Vivons bien le temps présent,
Celui de demain deviendra celui d’avant
Ce n’est qu’une question de temps.

Ainsi va la vie
Charles en p

( 5 février, 2015 )

Tristesse

Marcher, marcher, encore et encore,
Avec le très haut, j’suis en désaccord,
Je suis en colère, tant d’impuissance
Face à ces vies brisées, en souffrances.

Pour la médecine, pas de dollars,
Pour les armes, coulent les milliards,
Pour nous, coulent toujours les larmes
Des dollars pour la guerre et ses armes.

Pas de scanners, d’hôpitaux, et chercheurs,
Pas de soucis d’argent pour le footballeur !
Soigner, sauver des vies, c’est pas la priorité,
Et toi le très haut, tu nous parles de charité !

Il serait temps de descendre sur terre
Soigner, sauver, guérir et stop à la guerre,
Les milliards pour soigner, pas pour tuer.

Ainsi va mal la vie
Charles pas en p

( 5 février, 2015 )

passe la vie

passe la vie

Passe la vie

Passe la vie, passe le temps, belle la vie

Grand âge en vue.

Premiers pas, toujours là, enfance assouvie

Mémoire pas perdue.

Souvenirs plein la tète, ça défile

Mémoire en noir et blanc.

Important les ans, pas perdre le fil

L’école et ses bancs.

L’instit et l’curé, en désaccord, normal.

En enfant de chœur

Suis déguisé, rouge et blanc, c’est fatal.

Le latin, dur labeur.

Sonnent les cloches, l’angélus et la messe

Ding, dingue, dong.

Vla l’curé dans l’clocher, qui passe en vitesse

En soutane et pas en tong.

Tournent, tournent les images dans la tète

L’passé bien présent !

Les anciens passent et repassent, c’est la fête

J’repars dans l’temps.

Ainsi va la vie

Charles en p

( 5 février, 2015 )

Jaune et Vert

fleurs jaunes

( 3 février, 2015 )

j’aime pas la guerre

j’aime pas la guerre

J’aime pas la guerre.

Au pays du coquelicot

J’ai vingt ans, et pas de pot,

J’veux pas faire la guerre

J’aime trop la terre.

J’marche dans la gadoue

J’tombe l’ nez dans la boue,

J’cours, il pleut des bombes

J’’ai peur, c’est l’hécatombe.

Au pays du coquelicot

Un casque pour chapeau,

La tranchée pour caveau,

La guerre est mon fardeau.

Faut tuer ou mourir

Marcher ou courir.

Les gamins vont tomber

Ils vont hurler et pleurer.

Au pays du coquelicot

Qui peut être si beau,

Il faut obéir et mourir

L’chef l’a dit sans rire.

Il s’en fout, il est à l’arrière

Il soigne sa carrière

Et nous par millions

On va mourir au front

Il n’aime pas les coquelicots.

Ainsi va la vie

Charles en p.

( 2 février, 2015 )

Toi la mer

toi, la mer

La mer, notre mère

Toi la mer et ta couleur bleue, enchanteresse

La vie sans toi serait tristesse.

L’été, la multitude se rue en grande vitesse

Tu es devenue notre maitresse.

Toi la mer et ta couleur bleue, en perdition

Besoin de grande attention.

Toi source de la vie, jardin de tous poissons

Méfie-toi, poisons à foison.

Toi la mer et ta couleur bleue, nous t’aimons,

Pour te sauver, tout, nous ferons.

Sans toi la mer, la planète serait en disparition

Nos yeux de tristesse pleureront.

Toi la mer et ta couleur bleue, te sauverons

L’homme est ton prédateur,

Il doit te sauver, on ne tue pas la mer, obligation !

Ainsi va la vie

Charles en p

( 2 février, 2015 )

Mes tableaux : charlesp.fr

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( 1 février, 2015 )

Un village, la vie

Un village , la vie .

Rappelez vous , ça vivait ! les villages respiraient,

vivaient, c’était différent.

Maintenant c’est propre, certains diront que c’est beau !

Nouveaux temps.

Pas de principe de précaution, gamins, seuls

dans le marais, on partait,

Le marais, époque oubliée, partout des roseaux,

jamais sans bottes.

partout , au bord de l’eau, on allait, paysages

naturels, et j’te barbotte.

maintenant c’ est mieux ! fais pas çi, fais pas ça,

en escarpins et talons hauts.

Te balader au bord de l’eau, tu peux, gazon soigné,

Joliment fleuri, c’est beau !!

Y avait des roseaux, mais y avait aussi Ulysse,

menuisier, charron ,il  fabriquait

barques et cercueils, à la demande.

Des barques,des centaines,il a fabriqué,

Connues partout à la ronde, vertes, bordure rouge.

Maintenant c’est mieux : vive le plastique.

Y avait Ulysse, et les autres, y avait aussi les bistrots, les cartes,

Des canons,  as de pic

De Toussaint le facteur, de Guégot l’ marchand

De peaux de lapins ! on reparleront .

ainsi va la vie

Charles en p

( 1 février, 2015 )

étangs de la Somme

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( 1 février, 2015 )

paysage de picardie

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( 1 février, 2015 )

J’écoute, je regarde !

Je regarde et j’écoute !
Je marche comme tous les jours, le long de la mer, j’écoute le bruit des vagues Venant mourir sur la plage.
Je croise les touristes d’hiver, ça ne me rassure pas pour les années qui arrivent à grands pas, contrairement aux touristes âgés qui eux vont à petits pas.
C’est l’hiver en Tunisie, la vie au ralenti, plages désertes, ça fait du bien, l’impression que la plage nous appartient.
Je croise des cavaliers, au trot en bord de mer, peinards, profitants de cette liberté qui donne envie.
Plus loin j’aperçois les pécheurs nettoyants leurs filets, beaucoup de boulot pour un maigre salaire.
Leurs conditions de travail sont épuisantes, de l’eau de mer fraiche et salée, jusqu’à la taille, deux mondes si différents qui se croisent, tristesse.
Période de transition, dans trois semaines les avions, les bus vont vomir leurs flots de touristes venant de tous pays.
Français râleurs, Allemands contents, aidés par de bonnes pintes de bière, suivi d’une bonne séance de bronzage.
Quand je passe au restaurant de l’hôtel, je remarque les Français et leurs assiettes bien remplies, et je t’en reprends, c’est tout compris, alors on se goinfre.
Allemands et belges se précipitent sur les futs de vin et bière, monde étrange ces hôtels, on y croise la planète, des russes et des chinois.
Le tourisme intérieur, la vie des gens du pays, ils s’en fichent comme de leur première chemise, l’important c’est d’être plus bronzé que le voisin, de se balader au marché comme une visite au zoo.
Une petite partie se donne la peine de visiter Tataouine, Matmata et les sites de Star Wars. Il faut les comprendre ! Une journée de visite c’est du bronzage en moins.
Moi je continue mon chemin sur la plage, je travers le zoo hôtel, je ne suis pas très bronzé, je préfère les petits cafés, les discussions entre européens et locaux, je dis européen car nous sommes Suisses, Allemands, Belges, Français.
En ville, j’aime ce brouhaha, les klaxons, le policier au rond point, qui à coup de sifflet, essaie de réguler la circulation alors que tout le monde s’en fout, voitures et piétons, un ballet sans fin, toujours dans la bonne humeur.
Moi j’aime cette vie, sans feux tricolores, sans PV, ou tout le monde dit bonjour à tout le monde, petits salaires et gros cœurs.
J’aime les routes qui ne sont pas droites, j’aime les pétrolettes, les vélos et brouettes qui couinent.
La vie peut être simple pour qui veut bien écouter et regarder !
Ainsi va la vie
Charles en p

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