( 30 avril, 2015 )

Mes premiéres années

Nous sommes en février, juste après la guerre. La rivière est gelée vingt centimètres de glace, les garçons du village chaussés de leurs galoches, s’en donnent à cœur joie, en longues glissades sur le canal.
Une vingtaine de péniches sont prisonnières des glaces que les mariniers, armés de leurs perches, tentent de briser.
Avec mon frère Bernard nous tentons un bonhomme de neige, des cailloux pour les yeux, une carotte pour le pif. Papa nous a construit un traineau, que nous tirons vers le haut de la cote voisine de la maison, arrivés là-haut nous glissons à fond vers le bas, perdant nos bérets en cours de route.
Heureux car ce sont nos premières neiges. Le soir tombe vite en cette période hivernale, nous sommes tous dans la maison, prés du poêle à charbon, son pot de fonte incandescent. Moi je suis comme tous les jours, sur ma chaise, les pieds enveloppés dans de bonnes chaussettes tricotées par Maman, sur mes genoux le plus jeune de la famille, douze ans nous séparent.
Le repas du soir, nous sommes onze à table, heureusement, il y a le potager, nous on dit jardin, quarante ares, fruits et légumes à profusion. La cour et des dizaines de lapins, poules et canards.
Toutes les semaines, Maman tue un lapin ou un canard. Je n’ai pas envie de grandir, ça m’angoisse, tuer un lapin, le dépouiller ça me tracasse, je ne serai jamais capable, j’espère que ça n’arrivera jamais, c’est difficile la vie quand tu n’es pas riche !
Pas riche ne veut pas dire malheureux. Des avantages et des inconvénients, l’hiver je me couche sous de bonnes couvertures, un gros édredon rouge, une brique très chaude enveloppée dans du papier journal. Le plus difficile c’est au réveil, le poêle est éteint, l’eau gèle à l’intérieur de la maison.
Avant de partir tous ensemble à l’école, les huit bols de café au lait sont alignés sur la grande table, à chacun sa ration de pain tartiné de saindoux
Comme mes frères, béret sur la tète, blouse grise, cartable, je suis fin prêt pour la journée à l’école, les devoirs sont faits, j’ai bien révisé, je suis d’attaque. J’ai fait mes devoirs hier soir, sur la grande table qui sert à tout.

 

La vaisselle est faite à tour de rôle par les plus grands dans une grande bassine galvanisée.
Les plus grands, s’appliquent autour de la table, l’orthographe avec le livre Bled, j’aime beaucoup et j’apprends par cœur la page de dates historiques : » 1810 introduction de la betterave à sucre par napoléon. »
C’est dimanche, je vais à la messe, je suis enfant de chœur, j’enfile ma tenue, une aube rouge, une chasuble blanche et c’est parti, je récite car je chante comme une casserole, le tout en latin, je n’y comprends rien, comme tous ceux présents dans l’église. Assis, debout, assis c’est comme le curé décide moi je me contente de faire sonner la clochette sur un signe de l’abbé.
Aujourd’hui c’est jour d’enterrement, je vais d’abord voir pépère, il prépare le corbillard, grand chariot tout noir ! il faut cirer aussi de noir les sabots du cheval, Grand-père porte son costume gris.
C’est parti, je marche devant avec mes deux collègues, il faut que je tienne la croix bien droite et haute, direction le cimetière, nous devant et tous derrière.
De temps en temps avec Michel, on se regarde, on se pince les lèvres au bord du fou rire, pourquoi, on ne sait pas, c’est con ! De retour à la sacristie, le curé nous a donné dix pièces de cinq francs, provenant de la quête.
Jeudi, jour sans école, il y a catéchisme avec sœur Louise Maris d’Arc, certains disent qu’elle a un lien de parenté avec Jeanne d’arc, je n’en sais rien. ce que j’aime? c’est sa voiture une 201 comme dans les films en noir et blanc, elle met une cale derrière sa roue et il y a toujours un gros malin pour l’enlever.
En attendant il faut que je retourne à l’école, je ne crois pas que l’instituteur soit amateur des prières en latin. Aide toi le ciel t’aidera.
Général hiver est parti, le printemps est arrivé, je dois aller au jardin, mon frère aussi, il faut bécher, c’est quand même énorme quarante ares, nous sommes quatre à bécher, et pas question de laisser le chiendent, sinon gare ! je ramasse les doryphores sur les feuilles des patates, je les mets dans une grosse boite d’allumettes, le plus difficile : désherber entre les oignons et poireaux.
Maintenant que l’été arrive, une autre vie commence, n’ayant pas de télévision, tous, frères et sœurs direction la maison,  de retraités parisiens qui accueillent les enfants du quartier, une quinzaine, tous assis dans leur chambre, on va regarder Zorro, Thierry la fronde etc..
J’aime l’école, mais là, je suis puni, un devoir complètement raté, pain sec et une bouteille d’eau que papa m’a amené ce midi, et une engueulade en prime, ça ira mieux demain. Je suis assis sur le dernier pupitre prés de la porte, devant moi il y a Michel, tous les deux nous sommes seuls sur notre pupitre pour mieux nous séparer.
Michel me raconte une histoire « tu connais l’histoire de Toto qui… » je pars en fou rire et là je lâche un p.. magistral, l’instituteur en colère, m’expédie vite fait, bien fait dans la cour, pas pour faire cent tours, non ! Toute l’après-midi.
Madame vast, institutrice m’aperçoit » oh, tu a du faire une grosse bêtise pour que monsieur te punisse » je n’ose pas lui donner la raison. Il y a du monde dans les classes, du cours moyen au certificat d’études.je suis content, il y a deux classements et les deux premiers c’est qui ? ben moi et mon frère, c’est pas beau ça ! Comme quoi l’argent ne fait pas le classement.

C’est jeudi, il n’y a pas classe, mes frères et moi  plus souvent à la ferme voisine  qu’a la maison, nous nettoyons les étables, il faut s’élancer pour envoyer notre brouette sur le tas fumier qui trône au beau milieu de la ferme. Mon frère et moi nous donnons le plateau repas aux vaches ! En réalité des mannes de betteraves aussi lourdes que nous.

Demain débutent les grandes vacances, certificat d’études en poche, je peux aller me baigner à l’abreuvoir, notre plage à nous, il y a même des cabines, tous les gosses du village passent des heures à la baignade. Pendant la première guerre mondiale, ll y avait des dizaines et des dizaines de chevaux qui venaient se rafraichir à cet endroit d’où son nom.

J’ai enfin un vélo de course, c’est celui de monsieur Gence, il me fait rêver, il a des boyaux, pour moi c’est le plus beau. Je découpe les photos du tour de France que je colle sur le mur de la chambre. Je connais les coureurs  par cœur. Pendant le tour, maman relève le classement de l’étape, on écoute le « poste ».

 

On écoute Georges Briquet. Bobet, Robic, Charly Gaul, Bahamontés les champions du jour.

J’ai tous les noms en tète, je veux devenir coureur et ça c’est une autre histoire. Dans deux jours avec papa et Michel nous allons voir le tour en vrai à quarante kilomètres de la maison.

Nous nous installons  dans la cote de quatrième catégorie. Il y a la caravane qui défile et qui jette des cadeaux, des chapeaux en papier distribués par Pernod Ricard, les motards arrivent, signe que les coureurs ne sont pas loin, les voila, des maillots de toute les couleurs, c’est géant ! pas le temps de reconnaitre les coureurs. Et arrive seul Bahamontés, il vient de crever ho la la ! J’en prends plein les yeux, oh la la !!

Ce matin, sur mon vélo je pars à Gand en Belgique, chez les cousins de maman. 185 kms  sans entrainement et vent dans la gueule, papa me laisse faire, il est sur que je vais faire demi-tour rapidement, maman m’a mis des tartines dans les sacoches. Je n’ai que 16 ans, à sept heures je pars,  après Maricourt  j’ai déjà envie de faire demi-tour. Quelle aventure, je n’ai pas même une pompe.

J’ai une carte routière, et roule ma poule, j’arrive à Lens avec une grosse fringale, j’avale vite fait mes tartines, de plus je suis parti avec 10 francs autant dire que dalle ! Je repars, je passe la douane sans problèmes, je suis en Belgique, je roule sur des pistes cyclables, c’est obligatoire, il y en a partout.

Tout va bien, je passe Courtai, les panneaux sont écrits en flamand, pas évident, Kortrijk pour courtai !! Gand est en vue, il est dix sept heures. J’ai bien roulé, je suis heureux, je vois du pays pour la première fois, et les soucis commencent, je n’ai pas prévenu les cousins de mon expédition, personne ne parle le français, je sais que Gérard Van Heule est policier à Gand, je demande aux policiers qui finissent par m’emmener au commissariat et là derrière son bureau, Gérard qui me voit, se met à rire, ça lui parait incroyable, en fait personne ne sait ou je suis, je n’appelle pas à la maison, ils pensent que je vais faire demi-tour.

Gérard m’emmène chez lui, il y a Marguerite son épouse, Freddy, son frère et sa sœur. Freddy me prête des vêtements, car bien sur, je suis parti «  les mains dans les poches » Freddy me fait visiter son quartier, la ville de Gand.

 

 

Il y a déjà quatre jours que je suis là, hier j’ai vu les championnats du monde de vélo, Eddy Merckx vainqueur comme dab.

Ils reçoivent vingt chaines, de plusieurs pays. Ilss font tourner l’antenne avec une manivelle et une chaine de vélo, pas besoin de satellites Ce soir je sors en soirée dansante, Adamo chante « tombe la neige »  A minuit fermeture, en Belgique c’est sérieux. Par contre, il n’y a pas  de permis de conduire, c’est la Belgique !

Demain nous allons en hollande, bon il y a vingt kilomètres, ce n’est pas le bout du monde non plus. Sixième jour, un télégramme arrive, les parents s’inquiètent de mon sort, je n’ai donné aucune nouvelle, ils se demandent ou je suis, ouille !

Après une semaine retour vers la France, vent dans le dos, quelle aventure !

 

 

 

( 29 avril, 2015 )

Je suis un olivier

Je suis un olivier
Je suis un olivier si vieux,
Que je fais tant d’envieux.
Planté depuis trois mille ans,
Observateur depuis tous ces ans.

A Djerba, tu peux me rencontrer,
Imagine ! Trois mille ans sans bouger,
Des années durant, planté là sous le soleil
De Djerba la douce, alors pure merveille.

J’ai connu les phéniciens et les romains,
Et tant d’autres venus de pays lointains.
Avec le temps, je suis devenu important,
Tronc énorme, noueux, feuillage imposant.

Je suis devenu une curiosité millénaire,
Au milieu de petits jeunes centenaires.
J’ai peut être croisé Jules César et Ramsès,
La voie devenue romaine par esclaves harassés.

J’ai connu tant de siècles, et de ciels bleus,
Je suis immortel, long le temps ventrebleu !
Si vous passez à Djerba, mes olives en cadeau,
Passez voir le vieux, au tronc tordu et noueux,
Vous êtes les bienvenus, sous le ciel bleu.

Ainsi va la vie
charlesp

( 29 avril, 2015 )

roi des cieux

Roi des cieux
Qu’est devenu le roi des cieux,
J’envie ceux qui sont pieux,
Il doit ressusciter les morts,
La réalité lui donne grand tort.

La terre gronde de toutes parts,
Le roi des cieux devenu vieillard,
Nous laisse sur terre sans destin,
Avec le chaos au bout du chemin.

Les humains répandent la mort,
La terre tremble, si triste sort,
Des enfants par millions ont faim,
Le roi des cieux a perdu la main.

C’est une manie des rois et présidents,
De nous promettre la lune et les cieux,
Le dire c’est bien, le faire c’est mieux.

Multipliez les pains, m’sieur le président,
Le dire ça ne mange pas de pain.
Le roi des cieux ne répond pas présent,
La planète meurt, de guerre et de faim.
Ainsi va la vie
Charlesp

( 28 avril, 2015 )

cabanon isolé

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( 28 avril, 2015 )

clocher en Alsace

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( 28 avril, 2015 )

Du papier et des crayons!

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( 28 avril, 2015 )

Fermes isolées

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( 28 avril, 2015 )

c’est ou?

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( 27 avril, 2015 )

Ni Brel, Ni Cabrel

Ni Brel, ni Cabrel
J’ne suis ni Brel, ni Cabrel,
Amateur d’art intemporel,
Plaisir de jouer avec les mots,
Embellissant la vie et ses maux.

La peinture, force de la matière
Peut sublimer un cœur de pierre,
Jouer avec couleurs et lumières,
Et découvrir la beauté de la mer.

Je rêve d’une planète d’artistes,
La vie sur terre serait moins triste.
Trop ne connaissent que la couleur
Rouge, versée par ces pourfendeurs.

Imagine un monde sans armes,
Juste du papier et des crayons,
Des sourires et jamais de larmes.
Faut pas rêver, trop de couillons
En grande ébullition.

Ainsi va la vie
charlesp

( 27 avril, 2015 )

J’aime le sud

J’aime le sud
Je m’balade dans le Lubéron
Avec ma valise pas en carton,
Il suffit de papier et de crayons
Pour en croquer cette région.

Il fait toujours beau en Lubéron,
Je reste coi devant Roussillon
Ebahi par ses ocres, admiration !
J’suis passé prés du pont d’Avignon.

Provence, Vaucluse, Lubéron
Les baux de Provence, les santons !
Combien de peintres sont passés
En cette région, artistes fascinés.

Albert Camus pour l’éternité à Lourmarin,
Avant les Marquises y est passé Gauguin.
Cézanne et la montagne sainte victoire,
Le Ventoux, histoire de gloires et déboires !

J’ai découvert Gargas, ses melons et cerisiers,
Là-bas, en Lubéron, je suis comme vous, extasié,
Il faut y passer, il faut s’y arrêter, il faut regarder,
Allez, suffit d’admirer, imaginer et ne pas copier,
Paysages, cabanons, oliviers par les peintres glorifiés.

Ainsi va la vie
Charlesp

( 27 avril, 2015 )

La planéte malade

Je rêve d’une planète guérie
De toutes ses tristes maladies.
Si peu de monde à son chevet
Pour elle qui a tant donné.

A la mer elle a donné naissance,
Elle a donné la vie en abondance,
Végétation luxuriante, condamnée
A la destruction, de part son humanité

Des milliards d’années à façonner
Cette nature, ce monde a créé.
Elle a vécu en parfaite harmonie
L’homme est arrivé en hégémonie.

La terre, bijou brisé par l’humanité,
Destructions, pollutions, calamités,
Rien ne sera épargné à cette merveille,
Monde animal et végétal, fin sans pareil.

La planète a tout inventé, sauf l’argent,
Argent qui lui vaut tous ces tourments.
Les Hulot, Cousteau, trop peu nombreux
Au chevet de notre bijou si merveilleux.
Sonnent le tocsin, appelant au secours
Sur les cinq continents, à plus de concours.

La planète torturée, par tant de négligence,
Saura se relever, et guérir avec indulgence.
La planète continuera de tourner
Avec la lune pour en témoigner.

Ainsi va la vie
Charles en p

( 26 avril, 2015 )

compter les sous

Compter les sous pour survivre,
Pleurer pour ne pas devenir ivre,
Ils sont nombreux partout sur terre
Malgré eux devenus contestataires.

Travailler pour engraisser les riches
Qui te méprisent à en devenir ivres.

La vie ce n’est pas travailler à en mourir,
La terre, terreau d’une misère à en frémir,
Ne pas compter les sous, à en devenir ivre,
Ne sont pas nombreux à savoir bien vivre.

Travailler pour engraisser les riches
Qui te méprisent à en devenir ivres.

Ils ont raison, ceux qui debout, le poing levé,
Osent appeler les oubliés de la vie à se révolter,
Travailler plus pour gagner plus, pour les uns,
C’est le slogan des nantis navigants très loin.

Travailler pour engraisser les riches
Qui te méprisent à en devenir ivres.

Compter les sous pour les vacances d’été,
Survolé par les maitres du monde en jet privé,
Le lot des travailleurs, bourrés de talents,
Qui font la richesse des nantis méprisants.

Travailler pour engraisser les riches
Qui te méprisent à en devenir ivres.

Ainsi va la vie
Charlesp

( 26 avril, 2015 )

le pacha

le pacha

( 26 avril, 2015 )

joie et tristesse

Joie et tristesse
J’aime les médias
De bons soldats,
Ils savent tout sur tout
Ils se font plein s’sous.

Ils ont tous des solutions,
De l’économie à la pollution.
Pas fous, jamais au pouvoir,
Ils nous saoulent de leur savoir.

Et moi, comme un couillon
Je regarde leurs émissions,
J’ n’y comprends plus rien,
Ça va toujours moins bien.

Audience, arme impitoyable,
Sondages armes pitoyables.
Allez circulez, je vais sur Ushaya,
J’ai aperçu des cygnes là bas,

Des canards sur le canal,
Tout ne va pas si mal.
J’ai entendu la cloche tinter,
J’ai vu l’heure sur le clocher.

J’ai vu des marcheurs heureux,
J’ai même vu le ciel bleu.
J’ai croisé le p’tit train de Cappy,
J’ai croisé mes amis devenus papis.

Je vois des gens sourire,
J’ai vu des amis courir,
J’ai admiré le ciel et les étoiles,
Et le marin hisser la grand voile.

Y a d’la misère, y a de la joie,
Y a l’Iraq, mais aussi nos villageois.
Un syrien est tué c’est triste,
Une amie est partie, j’suis triste.

C’est la course à l’audience,
Souci de la grande finance.
Pour les missiles y a des sous,
Pour l’hôpital c’est picsou.

Y a d’la tristesse, y a d’la joie,
Dans l’ cœur de nos villageois.
Nous pouvons vivre sans médias,
L’inverse est loin d’être le cas.
Aimer la vie, ses amis entre soi,
Oublier les médias sans foi.
La vie est un si petit moment.

Ainsi va la vie
Charlesp

( 25 avril, 2015 )

J’veux redevenir petit

J’voudrais redevenir petit,
Revivre cette tranche de vie,
Amis et parents tous présents,
Insouciance de garnements.

Des bâtonnets pour compter,
Blouse grise, galoche et béret,
J’étais heureux d’aller en classe,
En attendant de devenir bidasse.

Petit, mais impatient d’être grand,
Pourtant si bien, la vie d’enfant.,
Entouré de parents tous vivants
Temps des copains exubérants.

Enfant de chœur, l’dimanche matin,
A la messe, fallait réciter, en latin.
J’préférais la pèche très tôt le matin,
A l’abreuvoir on avait le pied marin.

J’allais voir mon oncle Julien et Irma,
Avec pépère et Julien on sonnait le glas.
J’voyais en vrai, ceux maintenant partis,
J’ voudrais redevenir petit, pas grandir.

Je n’aime pas le temps qui me fait vieillir,
J’vois trop de parents et amis partir,
Et puis petit, j’imaginais demain, l’avenir.

Depuis est arrivé le temps des souvenirs,
Temps abimé par de sauvages mabouls,
Qui tuent, au nom de rien, de Paris à Kaboul,
J’voudrais redevenir petit, et ne pas vieillir.

Le monde des grands n’est pas attirant,
Trop loin de la pèche à l’abreuvoir,
Oui, petit, vis tes rêves, profite du temps.
Ainsi va la vie.
charlesp

( 25 avril, 2015 )

Le pacha

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( 25 avril, 2015 )

ouverture de la boutique charlesp.fr aquarelles, huiles et textes numérotés et dédicacés

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( 25 avril, 2015 )

Loin des cons

La Tunisie je reviendra
Comprenne qui pourra.
J’ai retrouvé la mer
Pas oubliée ma mère.

La Picardie je quittera
Les cons il en restera.
J’ai r‘etrouvé le soleil,
Loin des culs-de-bouteilles,
Comprenne qui pourra.

Content, je m’en ira,
Là bas, j’les verrai pas.
Je ne vais pas en cure,
J’préfère la peinture.

Parait que j’suis méchant,
Alors j’suis content.
J’ai oublié d’être con,
J’préfère les bonbons.

Aux cul-cul la praline,
Face book et ses fouines,
Qui croyez m’intimider,
Vous n’êtes que des jouets.

C’est guignol et je rigole,
La vie c’est pour ma pomme.
Buvez la coupe jusqu’à la lie,
J’vous laisse à vos conneries.

Ainsi va la vie
Charlesp

( 25 avril, 2015 )

le temps d’avant

Le temps d’avant…
J’suis né quelque part en Picardie,
Terre grasse qui tellement nourrit.
Ses plaines de blé doré louvoyant,
Sous le vent, richesse de tous temps.

Région de pâturages, de vaches laitières,
Vie difficile, sans loisirs, sans manières,
Levé tôt le matin, pas de répit pour le paysan,
Travail pénible, usant, du matin au couchant.

Ployant sous la charge, du sol au grenier,
Je les ai connus, vachers et palefreniers
Hommes durs, vivants au rythme des saisons,
Leur loisir, taper le carton, et boire un canon

La fête du village, jour de belles réjouissances,
Costumes, manèges et flons flons, bonne pitance.
Chacun fabrique ses tartes ; pour tous amis et voisins,
Aux bistrots c’est la fête, sur les tables coule le bon vin.

C’était la vie à la campagne, avant le progrès.
Après les guerres, toute cette vie décimée,
Même saluer le voisin devient une corvée
Chacun chez soi, toutes portes fermées.

Nos chers bistrots, eux aussi fermés,
Vie sociale disparue, villages dortoirs.
On tape le carton, belote et rebelote
Ça se passe sur la tablette.

Personne en plaine, personne à la messe
Joie ou tristesse ?
Ainsi va la vie
Charlesp

( 24 avril, 2015 )

dis moi m’sieur!

Je cherche le pays du sourire,
Le pays ou la guerre n’existe pas
Sans horreurs et sans soldats.
Dis-moi m’sieur, j’veux pas grandir

Dis moi m’sieur, j’veux repartir
Là où j’étais p’tit, et pas grandir
Au temps où j’suivais pépère,
Lui, il l’avait connu la Der des Der.

Dis moi m’sieur,
Les grands y veulent tout démolir,
Pépère dit qu’ils sont devenus fous
Et que tout ça, c’est pour les sous .

Dis moi m’sieur, j’veux te dire,
Il n’faut pas toujours démolir,
C’est pas bien, ça fait pleurer
Les enfants qui veulent juste jouer.

Dis moi m’sieur,
Petit, tu aimais beaucoup rire
Alors tu dois dire aux grands
De redevenir de beaux enfants.

Des enfants la tète pleine de rêves
Sur une terre qui tourne enfin rond.
Ainsi va la vie
Charles en p

( 24 avril, 2015 )

paysage du sud

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( 23 avril, 2015 )

Ma vie de dromadaire

Je suis un dromadaire,
Peinard dans l’désert,
Très loin de la mer,
Je vis comme mon père.

Mes cousins en ballades,
Sur leur dos, en promenade
Les touristes en mal de mer,
Mettant pied à terre.

Moi je traverse le Sahara,
J’accompagne Ali Baba.
Je transporte son trésor,
Le sel étant sa mine d’or.

Seul le boucan des motards,
Trouble le calme vers Dakar.
Le sel en voie de disparition,
Je suis le dernier maillon.

Je regarde de loin ce monde.
Ali Baba y va de sa faconde,
Cherchant de nouveaux trésors,
Evitant les semeurs de mort.

Les endroits de calme et de paix,
En voie de disparition,
Je choisis le désert tant apprécié,
Et  mon cousin, les excursions.

Ainsi va la vie
charlesp

( 23 avril, 2015 )

j’suis Robinson !

J’suis Robinson Crusoé
Sur mon ile, peinard, isolé,
Personne pour m’emmerder
Loin de ce merdier.

Sur mon ile, mon paradis
Je ne veux pas de Vendredi,
C’est une idée à Robinson
Et pis c’est le jour du poisson.

Fini internet, la télé, Face book
Je ne veux ni moutons, ni boucs,
Au nord Je ferai la foire de l’ile,
Seul et sans me faire de bile.

J’parlerai à mon perroquet
Il n’ a pas intérêt à la ramener,
Sinon, va s’faire déplumer
Il sait parler, mais pas rigoler !

Pas de sa faute, y viens de Bagdad
Ils ne lui ont pas appris la rigolade,
C’est triste à mourir, la vie sans rigoler.

Sur mon ile, j’ peux rigoler
Courir, marcher, nager, gueuler,
Je suis libre de penser
J’peux même tout dessiner.

La liberté ça n’a pas de prix
Mais une ile, c’est pas dieu donné !
Ainsi va la vie
Charles en p

( 23 avril, 2015 )

Les deux barques

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( 23 avril, 2015 )

la Somme

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( 23 avril, 2015 )

lubéron un mas

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( 23 avril, 2015 )

j’marche dans la boue

Je marche, encore dans la boue
Mes godasses dans la gadoue,
Il pleut, tristesse, y a plus d’espoir
Des années, que j’broie du noir.

Je pleure, loin de ma pauvre mère
Je marche sur les morts, sale guerre,
Les rats, les poux, le bruit des bombes
La nuit, le froid, drôle de monde.

Pas envie de tuer le type d’en face
Il est comme moi, notre sang se glace,
La peur, toujours la peur de mourir
Pour lui, pour moi, plus de sourires.

La guerre, blesse les corps, les idées
La guerre blesse nos cœurs, sans pitié,
Je n’en peut plus, de la folie humaine
J’ veux retrouver, ma maison, ma plaine.

Là-bas dans ma plaine, il fait beau
C’est la moisson, le blé en cadeau,
J’pleure, ici j’creuse mon tombeau
Mes larmes coulent de mes yeux bleus.

J’veux juste revoir, ma pauvre mère !
Ainsi va la vie
Charles en p

( 23 avril, 2015 )

Dis moi m’sieur

Dis-moi m’sieur, j’veux pas grandir
Je cherche le pays du sourire,
Le pays ou la guerre n’existe pas
Sans horreurs et sans soldats.

Dis moi m’sieur, j’veux repartir
Là où j’étais p’tit, et pas grandir
Au temps où j’suivais pépère,
Lui, il l’avait connu la Der des Der.

Dis moi m’sieur,
Les grands y veulent tout démolir,
Pépère dit qu’ils sont devenus fous
Et que tout ça, c’est pour les sous .

Dis moi m’sieur, j’veux te dire,
Il n’faut pas toujours démolir,
C’est pas bien, ça fait pleurer
Les enfants qui veulent juste jouer.

Dis moi m’sieur,
Petit, tu aimais beaucoup rire
Alors tu dois dire aux grands
De redevenir de beaux enfants.

Des enfants la tète pleine de rêves
Sur une terre qui tourne enfin rond.
Ainsi va la vie
Charles en p

( 22 avril, 2015 )

Je regarde et j’écoute

Je regarde et j’écoute !
Je marche comme tous les jours, le long de la mer, j’écoute le bruit des vagues Venant mourir sur la plage.
Je croise les touristes d’hiver, ça ne me rassure pas pour les années qui arrivent à grands pas, contrairement aux touristes âgés qui eux vont à petits pas.
C’est l’hiver en Tunisie, la vie au ralenti, plages désertes, ça fait du bien, l’impression que la plage nous appartient.
Je croise des cavaliers, au trot en bord de mer, peinards, profitants de cette liberté qui donne envie.
Plus loin j’aperçois les pécheurs nettoyants leurs filets, beaucoup de boulot pour un maigre salaire.
Conditions de travail épuisantes, l’eau de mer fraiche et salée, jusqu’à la taille, deux mondes si différents qui se croisent, tristesse.
Période de transition, dans trois semaines les avions, les bus vont vomir leurs flots de touristes venant de tous pays.
Français râleurs, Allemands contents, aidés par de bonnes pintes de bière, suivi d’une bonne séance de bronzage.
Quand je passe au restaurant de l’hôtel, je remarque les Français et leurs assiettes bien remplies, et je t’en reprends, c’est tout compris, alors on se goinfre.
Allemands et belges se précipitent sur les futs de vin et bière, monde étrange ces hôtels, on y croise la planète, des russes et des chinois.
Le tourisme intérieur, la vie des gens du pays, ils s’en fichent comme de leur première chemise, l’important c’est d’être plus bronzé que le voisin, de se balader au marché comme une visite au zoo.
Une petite partie se donne la peine de visiter Tataouine, Matmata et les sites de Star Wars. Il faut les comprendre ! Une journée de visite c’est du bronzage en moins.
Moi je continue mon chemin sur la plage, je travers le zoo hôtel, je ne suis pas très bronzé, je préfère les petits cafés, les discussions entre européens et locaux, je dis européen car nous sommes Suisses, Allemands, Belges, Français.
En ville, j’aime ce brouhaha, les klaxons, le policier au rond point, qui à coup de sifflet, essaie de réguler la circulation alors que tout le monde s’en fout, voitures et piétons, un ballet sans fin, toujours dans la bonne humeur.
Moi j’aime cette vie, sans feux tricolores, sans PV, ou tout le monde dit bonjour à tout le monde, petits salaires et gros cœurs.
J’aime les routes qui ne sont pas droites, j’aime les pétrolettes, les vélos et brouettes qui couinent.
La vie peut être simple pour qui veut bien écouter et regarder !
Ainsi va la vie
Charles en p

( 22 avril, 2015 )

Un soir d’été

Un soir d’été
C’était un beau soir d’été,
On s’est croisé, on s’est regardé,
On s’est retrouvé,
On ne s’est plus quitté.

C’était la fille du boulanger,.
Pas celle du puisatier
Une belle famille on a créé,
Récompense d’un soir d’été.

Joies, tristesse, passe le temps,
Petits devenus grands,
Récompense d’un soir d’été,
Sérénité après toutes ces années.

Enfants devenus voyageurs,
A Zarzis, que du bonheur.
Tous là-bas prés du lac salé
Récompense d’un soir d’été.

Ainsi va la vie
charlesp

( 20 avril, 2015 )

morts en mer!

Ben oui Renaud, t’avais raison,
C’est pas l’homme qui prend la mer,
C’est la mer qui prend l’homme !
Les hommes aiment la guerre,
La guerre détruit les hommes.

Par milliers les hommes sont noyés,
Par des tarés ils sont pourchassés.
Pas grand-monde pour les sauver,
Ces esclaves venus pour travailler.

Les chefs du monde, si désespérants,
Veulent pas voir ces pauvres manants.
Leur souci, brasser l’argent, c’est important,
La coupe du monde au Qatar, affligeant.

L’argent pour le foot, par millions,
La mort en mer, esclaves en haillons,
Sans le moindre picaillon.
Ainsi va la vie.

charlesp

( 20 avril, 2015 )

Rombiéres et clodos

Les Rombières et les clodos.

Suis pas le seul, a croiser la misère, des sdf dans le froid,
Affamés et gelés.
Des hommes, des femmes, blottis sur des cartons,
Par leurs chiens, protégés.

Les passants, l’air pressé, les évitent, regards gênés,
Une p’tite pièce, toute petite.
Si on leur donne trop, vont le dépenser en litrons,
Et dormir après la cuite.

Ils boivent de désespoir, pas de plaisir, pas de pognon
Les rombières, passantes, la tète haute,
Du dédain, honteux pour elles de voir ces clodos
Dans leur paysage, elles en sursautent.

Oui, madame, la vie, de vilains tours, peut vous jouer,
L’engrenage, pas de bol.
Facile pour toi la rombière, à la messe de prier
Que ça dure, petite obole.

Dans tes beaux habits, belles lunettes, logos bien visibles,
Chanel pour toi
cavdal pour les autres, cavdal le pinard des pauvres,
Pour toi du dégout.

Les clodos c’est toujours de leur faute,
Tu ne cherches pas à connaitre leur histoire.
Toi la rombière, beau mariage, tu évites les clodos,
T’a pas envie de les voir.

Ton seul fait de gloire, née, dans le monde des parvenus,
Alors clodos ça pue.
Entre le clodo, et le toutou, y a pas photo, canigou, ronron,
Priorité, pas la rue.

Si tu repasses devant le clochard, pièces et regards
Faut lui donner, pas le juger.
Dans ce monde impitoyable, un peu d’humanité,
Pas de la pitié, juste manger.

Oui la rombière, l’abbé pierre était de ton monde,
Sa vie il a donné, à l’humanité.
Passe chez Emmaüs, tu feras mieux que prier.
Ainsi p va la vie
Charles en p

( 20 avril, 2015 )

C’est ma vie!

Ma vie, mon héritage.
Certains, pensent que je suis mécréant
Pour d’autres je serais très méchant,
D’autres me trouvent un peu de talent
Moi je vis, j’apprécie le temps présent.

Certains petits esprits très gourmands
Se déchirent pour tables, chaises et bancs,
Moi, la terre entière je laisse à mes enfants
Qu’ils partent à la rencontre de ses habitants.
Certains pensent que c’est la rose l’important,
Pendant que meurent de soif tant d’enfants.
Laissez sur le quai, ceux qui sont ignorants,
La planète reçue en héritage, tourne en pleurant.

Loin de si petits esprits, mon cœur devient gardien
De souvenirs, d’un temps joyeux auprès des miens.
Je laisse à ceux avides de pouvoir, mes souvenirs.

Ma chaise et mon assiette et qu’ils se les déchirent
Je laisse en héritage ‘ le laboureur de La Fontaine’
Profitez de la terre, de la neige, du soleil,
La planète est votre bien le plus précieux

Ainsi va la vie
charlesp

( 19 avril, 2015 )

Vieillir, emmerdant…

Vieillir c’est emmerdant,
Soit dit en passant.
J’me revois enfant,
Courant, jouant, pleurant.

Vieillir c’est emmerdant,
Et passent tous ces ans,
J’revois pépère trimant,
Je l’e vois fourbu, jardinant.

Vieillir c’est emmerdant,
Toujours mieux avant.
Arrivée des enfants,
Je regarde passer les ans.

Vieillir c’est emmerdant,
Le cinéma en noir et blanc,
Devenu en couleur maintenant,
Le progrès soit dit en passant.

Vieillir c’est emmerdant,
J’avance, le temps passant,
Parait que j’suis méchant,
J’me fous des médisants.

Vieillir c’est emmerdant,
J’admire le soleil levant,
Sur la mer se reflétant,
J’trouve ça émouvant.

Vieillir peut être bonifiant,,
Avantage du temps passant
Soit dit en passant,
Suffit d’apprécier l’instant.

Ainsi va la vie

( 19 avril, 2015 )

J’suis né là!

Je suis né là-bas en Somme
Comme tant et tant d’hommes, ( et de femmes !!)
Depuis des temps immémoriaux
Il suffit d’en visiter les tombeaux.

J’ai grandi là-bas en Somme
Et croisé tant et tant de personnes,
J’y ai appris l’écriture, la lecture
La culture et bien sur l’agriculture.

J’ai vécu là-bas en Somme,
Prés du clocher j’ai prié la madone
J’ai péché ! Oui, perches et gardons,
Prés de notre fameux clocher donjon.

J’ai ri et pleuré là-bas en Somme,
Nouvelles, bonnes et moins bonnes.
J’aime l’histoire de ce bel endroit,
De ses plaines, de ses étangs, de ses bois.

Je suis parti, revenu là-bas en Somme,,
Endroit choisi par l’évêché et ses nonnes
Ravagé, reconstruit après tant de guerres
Le clocher donjon, en connait l’histoire.

J’y ai ma famille là-bas en Somme,
Celle d’avant, celle de maintenant
C’est notre histoire en Somme.

Ainsi va la vie.
Charles en p.

 

( 19 avril, 2015 )

Faut que j’te dise..

Histoire et guerres

Je connais un village en Picardie
Y a du soleil, mais aussi de la pluie,
Village niché en vallée de Somme
Façonné, protégé par tant d’hommes.

Les gaulois, les romains, les germains
Y sont passés, traçant leurs chemins,
Les uns bâtisseurs, les autres destructeurs,
Donnant du grain à moudre aux conteurs.

L’abbaye, le prieuré, le clocher, l’histoire
Plus que millénaires, joies et déboires !
Capian, Capi, Cappy autant de noms
Qui à travers l’histoire, en ont fait le renom.

Village détruit par Warwick, sans états d’âmes,
Incendié par les vils écorcheurs de Chabannes,
Tel le phénix renaissant de ses cendres
Le village s’est fortifié pour mieux se défendre.

Plus tard viendra l’époque des deux Napoléon,
Les prussiens se sont installés, nouvelle invasion.

Avant que la folie des hommes n’embrase le monde,,
Que les hommes par millions périssent, période immonde
Qui va donner naissance à la folie d’un caporal nommé Hitler,
Avec lui les germains de retour à Cappy, encore en guerre.

2015, sur mon carnet : c’est parti, troisième guerre mondiale,
Guerre barbare, sanguinaire, pour tout dire : bestiale !
Pourquoi tout ça ? Cro-Magnon pour le feu déjà en guerre !!!!
Cherchez l’erreur !

Ainsi va la vie
Charles en p

( 19 avril, 2015 )

c’est le matin

 

C’est le matin, je marche encore

Le long de la mer,  si beau trésor,

J’écoute le bruissement des vagues,

Qui s’éteignent sur la blanche plage.

 

Mon regard se porte vers l’horizon,

La mer et le ciel en diapason,

Je rêve, je suis Christophe Colomb

Je vogue à bord de mon galion.

 

Mon regard se porte vers le ciel

Univers sans fin, monde immatériel,

Voyage interstellaire, loin de la terre,

Je croise la lune, Mars, Neptune, Jupiter.

 

De plus en plus loin de notre terre

De plus en plus petite, loin de notre mer.

Des millions d’années pour la création

Et si peu de temps pour la destruction.

 

Bing bang, survient  l’univers en expansion

Qui survivra à toutes explosions, implosions,

De  cet univers surgiront d’autres civilisations.

Nous sommes encore maitres de notre destin,

J’ai simplement fait un mauvais rêve.

Ainsi va la vie.

Charles en p

 

 

 

( 18 avril, 2015 )

je viens de El Bibane

Je reviens de loin, d’El Bibane,
Tout là-bas au bout du monde.
Pécheurs, biquettes, et chicanes,
Barques colorées partout à la ronde.

Bled d’un temps oublié, silencieux,
Cour de récré, les pieds dans l’eau.
L’école, vue sur mer, merveilleux,
Bled en pauvreté, beauté en cadeau.

J’prends le temps de regarder,
Beauté, mais tant de difficultés.
Pécheurs heureux de rentrer,
Vendre leur pèche, bien gagnée.

J’prends le temps d’écouter,
Village endormi, assommé.
La vie au ralenti, pas affamé,
Juste les biquettes se balader.

J’ai vu la pauvreté, la beauté,
Les gamins jouer et me saluer.
La fée électricité est enfin arrivée,
La télé aussi, ce soit- disant progrès.

Viendra les regrets du temps passé,
Les touristes viendront en ce musée,
Comme d’autres visitent les zoos,
L’argent arrivera, ça sera moins beau.

Important, est la richesse du cœur,
Manger à sa faim, est pur bonheur,
Pas facile la vie au bout du monde.
Ainsi va la vie
charlesp

( 16 avril, 2015 )

La mer, Djerba….

La mer, Djerba…
J’aime cette vie, Loin ma patrie ;
C’est le matin, la mer en rougit.
Mon regard va de Djerba à Tripoli,
Calme la mer, source de vie.

Au loin, multitude de barques,
Pécheurs loin des énarques.
Je vis dans une carte postale,
La vie au ralenti, un régal.

Je pars à Djerba la douce,
Le thé à l’ombre des arbres,
Pas envie de partir en douce.

J’évite les touristes, les marchés,
Je marche, sous un soleil de plomb.
Je suis les chemins ensablés, encaissés,
Bordés d’aloès, d’oliviers, sans béton.

Chemins perdus, suivis en marchant.
Maisons centenaires, puits typiques.
Je découvre le pays, ses habitants,
Chemins, oubliés des touristes.
Je croise les habitants, souriants,
Villages, ruelles sans passants.
A l’ombre, joueurs de dominos,
Quelques vélos d’antan grinçants.

Je vais revenir, revoir la vie,
Marcher seul, rêve inassouvi.
La beauté n’est jamais loin,
Suffit de sortir de son coin.

Les plus démunis sourient,
Donnant des leçons de vie.
Ainsi va la vie
charlesp

( 16 avril, 2015 )

Je réve

Je rêve !
J’suis décidé, j’me casse,
J’me tire, j’m’efface,
Sur Mars ou sur la Lune
Sans regrets ni amertume.

La sieste au clair de terre,
Sur ma planète en solitaire,
Prince de la lune, de l’univers
Je pleure la terre en guerre.

J’ suis, empereur ou manant,
De ma planète sans habitants,
Au clair de la terre, mon ami
Il n’y a qu’épidémies et folies.

Pourtant si belle la planète terre,.
De la lune je n’vois que la mer
Les humains tellement petits,
Qu’ils en sont insignifiants.

J’ai fait un rêve impossible,
La paix, totale et inaccessible,
Retour sur terre, fin du rêve,
Je retrouve femme et enfants
Mon bien le plus important.

De roi de la lune et de l’univers
Je redeviens Prince sur terre.
Ainsi va la vie
Charles en p

( 16 avril, 2015 )

Bien calé sur l’canapé

Bien calé dans l’ canapé,
J’regarde la télé,
C’est la crise, si, on m’la dit
j’ crois c’qu’on me dit.

Sur ma tété, flics et bouchons
J’imaginais manifs anti Macron ;
Tout faux, c’est les vacances,
C’est la grande transhumance.

Les chômeurs, on n’ les voit jamais
Passent pas ou si peu sur ma télé ;
Ben oui m’sieu, y font pas d’audience ,
J’les admire, eux et leur impatience.

Ça bouchonne aux restos du cœur ;
Pas d’images, grand malheur,
C’est la crise, après la neige, la plage
Toujours des bouchons, sans pollution.

Pour les vacances, tu peux être polluant,
Y a la pollution des villes et celle des champs,
Sur ma télé, ça ne parle que de millions :
Des couillons comme moi devant l’écran
Qui regardent, ce monde en passant.

Ceux qui n’ont rien partagent tout.
Ceux qui ont tout ne partagent rien.
Je n’suis qu’un passant, l’air de rien.

Ainsi va la vie
Charlesp

( 14 avril, 2015 )

Joie et tristesse

Joie et tristesse
J’aime les médias
De bons soldats,
Ils savent tout sur tout
Ils se font plein s’sous.

Ils ont tous des solutions,
De l’économie à la pollution.
Pas fous, jamais au pouvoir,
Ils nous saoulent de leur savoir.

Et moi, comme un couillon
Je regarde leurs émissions,
J’ n’y comprends plus rien,
Ça va toujours moins bien.

Audience, arme impitoyable,
Sondages armes pitoyables.
Allez circulez, je vais sur Ushaya,
J’ai aperçu des cygnes là bas,

Des canards sur le canal,
Tout ne va pas si mal.
J’ai entendu la cloche tinter,
J’ai vu l’heure sur le clocher.

J’ai vu des marcheurs heureux,
J’ai même vu le ciel bleu.
J’ai croisé le p’tit train de Cappy,
J’ai croisé mes amis devenus papis.

Je vois des gens sourire,
J’ai vu des amis courir,
J’ai admiré le ciel et les étoiles,
Et le marin hisser la grand voile.

Y a d’la misère, y a de la joie,
Y a l’Iraq, mais aussi nos villageois.
Un syrien est tué c’est triste,
Une amie est partie, j’suis triste.

C’est la course à l’audience,
Souci de la grande finance.
Pour les missiles y a des sous,
Pour l’hôpital c’est picsou.

Y a d’la tristesse, y a d’la joie,
Dans l’ cœur de nos villageois.
Nous pouvons vivre sans médias,
L’inverse est loin d’être le cas.
Aimer la vie, ses amis entre soi,
Oublier les médias sans foi.
La vie est un si petit moment.

Ainsi va la vie
Charlesp

( 13 avril, 2015 )

Le sud

IMGP2167

( 13 avril, 2015 )

j’suis blanc,noir et jaune

J’suis blanc, noir ou jaune
Je suis là, je ne sais pas pourquoi,
Je suis un homme blanc, un gaulois,
Je m’ balade parmi d’autres bestioles,
Certaines ont des ailes et elles volent.

L’homme est blanc, noir ou jaune,
C’est ton pote, ton ami, ton voisin,
Il peut avoir peur, froid ou faim
Blanc, noir ou jaune, tous des hommes.

Martin Luther King, homme de paix
Comme Mandela, noirs et adulés,,
L’homme jaune invente la poudre,
L’ homme blanc veut en découdre.

Qu’importe la couleur des hommes
Il y a de grands et petits bonshommes,
Des fous, des génies, des non-violents
Les moins nombreux en notre temps.

Je suis en noir et blanc, aimant le jaune
J’aime toutes les couleurs de la faune.
Ainsi va la vie

charlesp

( 13 avril, 2015 )

Question de temps

Question de temps

J’aimerais tant arrêter le temps,

Le temps qui passe inexorablement,

Celui des bons et mauvais moments

Autant en emporte le vent.     (Facile !)

 

Le temps passé avec la p’tite mémé,

Elle ne parlait pas un mot de français.

Je la vois encore tout de noir habillée,

Petite et vieille, en flamand elle râlait.

 

Elle fait partie du bon temps  écoulé

Le  joyeux  temps passé avec les mémés,

J’me souviens  du  temps,  pas oublié,

Levés tôt, direction les vaches au pré.

 

J’préfère oublier les mauvais moments,

Pas de nostalgie, juste un passé épatant,

Attristé  par le départ  des amis et parents

Mais  si beau le temps des garnements.

 

Et puis il ya le beau et le mauvais temps,

La pluie, le soleil et les neiges d’antan,

C’est toujours une question de temps.

Le temps qui passe, le temps restant.

 

Vivons bien le temps présent,

Celui de demain deviendra celui d’avant

Ce n’est qu’une question de temps.

 

Ainsi va la vie

Charles en p

( 13 avril, 2015 )

c’est l’printemps

Ça y est c’est le printemps,
Sur le calendrier certainement,
Le vent et la pluie au pouvoir
Le soleil tarde à se mouvoir.

Autres lieux, autres printemps,
Au sud, le soleil y est fringant,
La pluie et le vent sont absents
Le soleil y est roi chatoyant.

En juin, l’été fêtera son arrivée,
Le soleil rendra la peau colorée.
Période de longues vacances,
Factures et tracas en oubliance.

La nature belle en toutes saisons,
Elle sait se mettre au diapason.
De l’est à l’ouest, du nord au sud,
Du Groenland aux Bermudes,
Son prédateur : l’espèce humaine !

Ainsi va la vie
charlesp

( 12 avril, 2015 )

Tourne la terre

Tourne, tourne la terre
Tourne, tourne la lune
Le soleil seigneur planétaire
L’univers maison commune

Tourne, tourne la tète
L’univers est en fête
La mer monte, monte
La terre, elle, décompte

Lune et soleil pleurant
La terre et ses habitants
La lune, astre bienveillant
Heureuse sans nos enfants

Ainsi va la vie
charlesp

( 12 avril, 2015 )

le temps d’avant

Le temps d’avant…
J’suis né quelque part en Picardie,
Terre grasse qui tellement nourrit.
Ses plaines de blé doré louvoyant,
Sous le vent, richesse de tous temps.

Région de pâturages, de vaches laitières,
Vie difficile, sans loisirs, sans manières,
Levé tôt le matin, pas de répit pour le paysan,
Travail pénible, usant, du matin au couchant.

Ployant sous la charge, du sol au grenier,
Je les ai connus, vachers et palefreniers
Hommes durs, vivants au rythme des saisons,
Leur loisir, taper le carton, et boire un canon

La fête du village, jour de belles réjouissances,
Costumes, manèges et flons flons, bonne pitance.
Chacun fabrique ses tartes ; pour tous amis et voisins,
Aux bistrots c’est la fête, sur les tables coule le bon vin.

C’était la vie à la campagne, avant le progrès.
Après les guerres, toute cette vie décimée,
Même saluer le voisin devient une corvée
Chacun chez soi, toutes portes fermées.

Nos chers bistrots, eux aussi fermés,
Vie sociale disparue, villages dortoirs.
On tape le carton, belote et rebelote
Ça se passe sur la tablette.

Personne en plaine, personne à la messe
Joie ou tristesse ?
Ainsi va la vie
Charlesp

( 12 avril, 2015 )

la somme

IMGP2232

( 12 avril, 2015 )

il y a cent ans

 

Il y a cent ans, y avait pas d’avion,

Les oiseaux eux volaient.

Pas d’auto, pas d’camions,

Les chevaux nous tractaient.

 

Il y a cent ans, y avait pas de portables,

Pas de télévision, pas de football.

Il y avait encore de belles lettres,

On respectait l’instit, notre maitre

 

Il y a cent ans, y avait pas de stylos,

Il y avait plumes et encriers,

Pas d’ordinateur, pas de radios

Il y avait les nouvelles sur papier.

 

Il y a cent ans, y avait pas de skis,

La neige tombait pour noël.

Le soir,  c’était belote entre voisins,

Au bal les filles se faisaient belles.

 

La vie en toute simplicité

Ainsi va la vie

Charlesp

 

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