( 20 avril, 2015 )

Rombiéres et clodos

Les Rombières et les clodos.

Suis pas le seul, a croiser la misère, des sdf dans le froid,
Affamés et gelés.
Des hommes, des femmes, blottis sur des cartons,
Par leurs chiens, protégés.

Les passants, l’air pressé, les évitent, regards gênés,
Une p’tite pièce, toute petite.
Si on leur donne trop, vont le dépenser en litrons,
Et dormir après la cuite.

Ils boivent de désespoir, pas de plaisir, pas de pognon
Les rombières, passantes, la tète haute,
Du dédain, honteux pour elles de voir ces clodos
Dans leur paysage, elles en sursautent.

Oui, madame, la vie, de vilains tours, peut vous jouer,
L’engrenage, pas de bol.
Facile pour toi la rombière, à la messe de prier
Que ça dure, petite obole.

Dans tes beaux habits, belles lunettes, logos bien visibles,
Chanel pour toi
cavdal pour les autres, cavdal le pinard des pauvres,
Pour toi du dégout.

Les clodos c’est toujours de leur faute,
Tu ne cherches pas à connaitre leur histoire.
Toi la rombière, beau mariage, tu évites les clodos,
T’a pas envie de les voir.

Ton seul fait de gloire, née, dans le monde des parvenus,
Alors clodos ça pue.
Entre le clodo, et le toutou, y a pas photo, canigou, ronron,
Priorité, pas la rue.

Si tu repasses devant le clochard, pièces et regards
Faut lui donner, pas le juger.
Dans ce monde impitoyable, un peu d’humanité,
Pas de la pitié, juste manger.

Oui la rombière, l’abbé pierre était de ton monde,
Sa vie il a donné, à l’humanité.
Passe chez Emmaüs, tu feras mieux que prier.
Ainsi p va la vie
Charles en p

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