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( 25 avril, 2015 )

J’veux redevenir petit

J’voudrais redevenir petit,
Revivre cette tranche de vie,
Amis et parents tous présents,
Insouciance de garnements.

Des bâtonnets pour compter,
Blouse grise, galoche et béret,
J’étais heureux d’aller en classe,
En attendant de devenir bidasse.

Petit, mais impatient d’être grand,
Pourtant si bien, la vie d’enfant.,
Entouré de parents tous vivants
Temps des copains exubérants.

Enfant de chœur, l’dimanche matin,
A la messe, fallait réciter, en latin.
J’préférais la pèche très tôt le matin,
A l’abreuvoir on avait le pied marin.

J’allais voir mon oncle Julien et Irma,
Avec pépère et Julien on sonnait le glas.
J’voyais en vrai, ceux maintenant partis,
J’ voudrais redevenir petit, pas grandir.

Je n’aime pas le temps qui me fait vieillir,
J’vois trop de parents et amis partir,
Et puis petit, j’imaginais demain, l’avenir.

Depuis est arrivé le temps des souvenirs,
Temps abimé par de sauvages mabouls,
Qui tuent, au nom de rien, de Paris à Kaboul,
J’voudrais redevenir petit, et ne pas vieillir.

Le monde des grands n’est pas attirant,
Trop loin de la pèche à l’abreuvoir,
Oui, petit, vis tes rêves, profite du temps.
Ainsi va la vie.
charlesp

( 25 avril, 2015 )

Le pacha

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( 25 avril, 2015 )

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( 25 avril, 2015 )

Loin des cons

La Tunisie je reviendra
Comprenne qui pourra.
J’ai retrouvé la mer
Pas oubliée ma mère.

La Picardie je quittera
Les cons il en restera.
J’ai r‘etrouvé le soleil,
Loin des culs-de-bouteilles,
Comprenne qui pourra.

Content, je m’en ira,
Là bas, j’les verrai pas.
Je ne vais pas en cure,
J’préfère la peinture.

Parait que j’suis méchant,
Alors j’suis content.
J’ai oublié d’être con,
J’préfère les bonbons.

Aux cul-cul la praline,
Face book et ses fouines,
Qui croyez m’intimider,
Vous n’êtes que des jouets.

C’est guignol et je rigole,
La vie c’est pour ma pomme.
Buvez la coupe jusqu’à la lie,
J’vous laisse à vos conneries.

Ainsi va la vie
Charlesp

( 25 avril, 2015 )

le temps d’avant

Le temps d’avant…
J’suis né quelque part en Picardie,
Terre grasse qui tellement nourrit.
Ses plaines de blé doré louvoyant,
Sous le vent, richesse de tous temps.

Région de pâturages, de vaches laitières,
Vie difficile, sans loisirs, sans manières,
Levé tôt le matin, pas de répit pour le paysan,
Travail pénible, usant, du matin au couchant.

Ployant sous la charge, du sol au grenier,
Je les ai connus, vachers et palefreniers
Hommes durs, vivants au rythme des saisons,
Leur loisir, taper le carton, et boire un canon

La fête du village, jour de belles réjouissances,
Costumes, manèges et flons flons, bonne pitance.
Chacun fabrique ses tartes ; pour tous amis et voisins,
Aux bistrots c’est la fête, sur les tables coule le bon vin.

C’était la vie à la campagne, avant le progrès.
Après les guerres, toute cette vie décimée,
Même saluer le voisin devient une corvée
Chacun chez soi, toutes portes fermées.

Nos chers bistrots, eux aussi fermés,
Vie sociale disparue, villages dortoirs.
On tape le carton, belote et rebelote
Ça se passe sur la tablette.

Personne en plaine, personne à la messe
Joie ou tristesse ?
Ainsi va la vie
Charlesp

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