( 16 juin, 2015 )

J’suis un pigeon..

J’ suis un pigeon, pas un piaf,
J’vole, j’survole c’est mon taf.
Là-haut, y a pas de radars,
J’trace la route, suis peinard.

Pas d’bouchons, pas d’péage,
J’file, suis fier de mon ramage.
J’croise les copains et copines,
Au-dessus des iles philippines.

Les hommes si loin et si petits,
J’les survole, avec tant de mépris,
De là-haut, ils sont inexistants,
J’plane, profitant des courants.

Les p’tits hommes n’sont pas verts,
Ils polluent et détruisent la terre,
Ils s’en prennent aussi à la mer,
Ils n’aiment que les billets verts.

J’ file en Australie à tire d’ailes,
J’suis pigeon voyageur, un courriel,
J’vole sans moteur, un bonheur,
Les p’tits hommes, pas à la hauteur.
Ainsi va la vie
charlesp

( 16 juin, 2015 )

Partir dans le désert

Je parcours la ville, en grisaille
Passants tristes et sans gouaille,
Tout est droit, pas de marmaille.

Il pleut sur la ville et ses briques
Le désert m’attend, mirifique,
Je traverse les champs d’oliviers,
Le désert est là, oasis et greniers.

Plat pays dont je deviens comparse,
Au loin maisons blanches éparses,
J’entends le silence du désert brulant.

Berbères sur le sol assis et nonchalants
M’offrant leur sourire, le thé et le pain,
Loin de ma ville de briques, au lointain.

Sous la tente berbère, la nuit sera bonne
Je suis un bédouin, je pars pour Babylone.
Au bout du monde, sublime coucher de soleil
Ebahi je suis, par tant et tant de merveilles.

Je peux dormir, la tète dans les étoiles
Avec pour abri, rien qu’une tente de toile,
La beauté des paysages me laisse pantois
Pays si beau, si grand, j’en suis le roi.

Ainsi va la vie
Charles en p

( 4 juin, 2015 )

c’est l’grand bazar!

C’est l’grand bazar !
J’regarde la télé, y a plus d’argent,
Pour les chômeurs c’est affligeant.
Le foot de Blatter en est écœurant,
Tout ça n’est guère encourageant.

J’regarde la télé, partout la mort,
Pour notre planète, putain d’ sort.
La guerre partout, le pétrole en or,
Y a-t-il un pilote à bord ou a tribord.

J’regarde la télé, y a plus que la Fifa,
Pauvres bénévoles, en restent babas.
Pots de vins, palaces pour c’te mafia,
Qui s’ dorent la pilule à Co cabana.

J’regrette le bon temps sans télé,
Le temps passé prés des mémés,
Les tours de cour et la récré,
L’ caté et l’vin blanc du curé.

Ainsi va la vie
Charles p

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