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( 9 janvier, 2016 )

J’m'appelle Momo

J’m’appelle Momo,

J’suis fils du désert,

J’ai un vieux vélo,

Y a pu d’chameaux.

 

J’vis prés du soleil,

Et J’ai pas d’oseille.

J’ne crève pas d’faim,

Et j’croise les dauphins.

 

J’aime pas la guerre,

Elle abime la terre.

Suis heureux sur mer,

Y a pas de nucléaire.

 

J’suis  tunisien arabe,

Au pays du Kebab,

Nos chevaux pur-sang,

Papiers à cent pour cent.

 

 

J’ suis peinard, pas jaloux,

M’ fous des fous et des sous.

Vous aimez la mer, le soleil,

Moi Momo, j’vous file un conseil,

 

Venez me voir prés du désert,

J’vous offre le gite, pas la misère,

J’suis arabe, j’sais dire bonjour

Et la Tunisie vaut l’détour

Demandez Momo !

 

Ainsi va la vie

Charlesp

 

 

( 8 janvier, 2016 )

Il vient du Mali

Il est jeune, il est Malien,

Être un héros, c’est pas rien.

Il est malien, il est Français,

C’est si beau ce qu’il a fait.

 

Il est black, il est musulman,

Bathily c’est un pur diamant.

Hier il était un sans papiers,

Devenu héros, lui l’étranger.

 

Noir de peau, blanc de cœur,

Il est venu de loin, sans pleurs.

Il a sauvé des blancs de peau,

Le héros, le noir devenu beau.

 

Sans papiers, il était ignoré,

Devenu héros, il est sublimé.

Il sait que viendra vite l’oubli,

Lui, citoyen du monde et du Mali.

 

Ainsi va la vie

Charlesp

( 7 janvier, 2016 )

Pauvres pays riches

J’marche pas à l’ombre,

Fait bien trop sombre.

J’rêve de beau soleil,

Pas besoin d’oseille.

 

Pauvres pays riches,

Dirigés par des potiches,

Qui prennent ma vessie

Pour une belle lanterne.

 

Tant de terres en friches,

Propriétés de peu de riches,

Suffit d’semer pour manger,

Et de n’plus se faire niquer.

 

Cuba, cuba si, ils l’ont fait,

Ils ont planté d’vant le palais.

Sous l’soleil, ils dansent la salsa,

Meurent pas de faim à Cuba.

 

Et nous, et nous, et nous !

On nous bourre  le mou.

On jette et pollue, tristesse,

Les parkings en délicatesse,

 

Remplacés par des légumes,

Et s’régaler pour pas une tune.

Faut pas rêver, c’est pas Cuba ,

J’passe à la caisse, plein l’cabas.

 

Le béton remplace la terre,

Visitez les jardins ouvriers.

Et vous comprendrez !

 

Ainsi va la vie

charlesp

 

( 7 janvier, 2016 )

Au pays du coquelicot

Au pays du coquelicot

J’ai vingt ans, et pas de pot,

J’veux pas faire la guerre

J’aime trop la terre.

 

J’marche dans la gadoue

J’tombe  l’ nez dans la boue,

J’cours, il pleut des  bombes

J’’ai peur, c’est l’hécatombe.

 

Au pays du coquelicot

Un casque pour chapeau,

La tranchée pour caveau,

La guerre est mon fardeau.

 

Faut tuer  ou mourir

Marcher ou courir.

Les gamins vont tomber

Ils vont hurler et pleurer.

 

Au pays du coquelicot

Qui peut être si beau,

Il faut obéir et mourir

L’chef l’a dit sans rire.

 

Il s’en fout, il est à l’arrière

Il soigne sa carrière

Et nous par millions

On va mourir au front

 

Il n’aime pas les coquelicots.

Ainsi va la vie

Charles en p.

 

( 7 janvier, 2016 )

La lune et moi

’ai trois ans, pas toutes mes dents,

Je marche  accroché à  mes parents,

La tête dans la lune qui nous suit,

Cette lune qui me fascine en cette nuit.

 

Nous avançons, poursuivi  par cette lune,

Un temps sans voiture et sans une tune,

Dans le landau, en noir et blanc, il y a mon frère,

La lune nous suit, pourquoi ? Question à mon père !

 

Au loin  le bois qui fait peur au bord de la nuit,

Ce bois qui la nuit venue inquiète grands et petits,

Au loin il y a ce bois et là-haut le croissant de lune,

La tête dans les étoiles, la lune voilée par la brume.

 

Les années s’écoulent, cette image me poursuit,

Papa, maman, moi, mon frère, la poussette, la nuit.

La lune me poursuit encore au loin sur les écumes,

Il n’y a plus le bois, il y a la mer illuminée par la lune.

 

Ainsi va la vie

Au clair de la lune

charlesp

( 4 janvier, 2016 )

Loin des cons

La Tunisie je reviendra

Comprenne qui pourra.

J’ai retrouvé la mer

Pas oubliée ma mère.

 

La Picardie je quittera

Les cons il  en restera.

J’ai r‘etrouvé le soleil,

Loin des culs-de-bouteilles,

Comprenne qui pourra.

 

Content, je m’en ira,

Là bas, j’les verrai pas.

Je ne vais pas en cure,

J’préfère la peinture.

 

Parait que j’suis méchant,

Alors j’suis content.

J’ai oublié d’être con,

J’préfère les bonbons.

 

Aux cul-cul la praline,

Face book  et ses fouines,

Qui croyez m’intimider,

Vous n’êtes que des jouets.

 

C’est guignol et je rigole,

La vie c’est pour ma pomme.

Buvez la coupe jusqu’à la lie,

J’vous laisse à vos conneries.

 

Ainsi va la vie

Charlesp

 

( 4 janvier, 2016 )

Compter les sous

Compter les sous pour survivre,

Pleurer pour ne pas devenir ivre,

Ils sont nombreux partout sur terre

Malgré eux devenus contestataires.

 

Travailler pour engraisser les riches

Qui te méprisent à en devenir ivres.

 

La vie ce n’est pas travailler à en mourir,

La terre, terreau d’une misère à en frémir,

Ne pas compter les sous, à en devenir  ivre,

Ne sont pas nombreux à savoir bien vivre.

 

Travailler pour engraisser les riches

Qui te méprisent à en devenir ivres.

 

Ils ont raison, ceux qui debout, le poing levé,

Osent appeler les oubliés de la vie à se révolter,

Travailler plus pour gagner plus, pour les uns,

C’est le slogan des nantis navigant très loin.

 

Travailler pour engraisser les riches

Qui te méprisent à en devenir ivres.

 

Compter les sous pour les vacances d’été,

Survolé par les maitres du monde en jet privé,

c’est le lot des travailleurs, bourrés de talents,

Qui font la richesse des nantis méprisants.

 

Travailler pour engraisser les riches

Qui te méprisent à en devenir ivres.

 

Ainsi va la vie

Charlesp

( 1 janvier, 2016 )

En avion de là-haut…

Les avions me font rêver,

Je vole de Paris à Sydney.

Je m’approche des étoiles,

Je survole Villedieu-les-Poêles.

 

Là-haut, je suis le roi des cieux,

Très loin des cloches de Villedieu.

Je domine la chaine de l’Himalaya,

L’Everest, le Népal et les sherpas.

 

Là-haut je suis le roi des lumières,

Mais en bas, il y a trop de misères.

J’voudrais vivre entre ciel et terre,

La ou à l’horizon se mêlent terre et mer.

 

Là-haut je vois des pays sans lumières,

Et d’autres aux couleurs incendiaires.

J’aperçois au levant les pays sans eau,

Les enfants innocents assis sur leur seau.

 

Ils attendent que tombe enfin la pluie,

Et à Vegas, pour le plaisir l’eau s’est enfuie.

Là-haut, j’ai découvert le monde d’en bas,

J’évite ceux qui n’aiment pas Che Guevara.

 

J’ai vu des enfants partir pour Lambadouza,

J’en ai vu revenir, et tant d’autres en trépas.

Nabil et ses potes partis faire leur révolution,

Ils rêvaient de Cuba, d’une vie sans baillons.

 

Je ne rêve plus, j’essaie de comprendre.

Ainsi va la vie

Charles

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