( 5 février, 2018 )

C’est con

On est tous le con d un autre
.faut en être conscient.
En fait la planète est peuplée de cons.

Moi le premier mais je le sais
et je n’ ais pas envie de changer.et devenir plus con.
Heureusement il y a ceux qui l’ ignorent et ca c est vraiment con

Comme dit l autre, faut pas peter plus haut qu on a le cul. Un peu d humour noir ca fait du bien.

Je ne broie pas du noir. C l humour qui est noir.

Alors faites l’humour et pas la guerre, il y a le gros con de Coreen qui s’en occupe.
Moi je ne comprends pas qu’un abruti pareil, puisse jouer avec une bombe atomique,
Et n’arrive pas a se payer un coiffeur;

Amen
Charlesp

( 23 décembre, 2017 )

J’aime pas la vie de maintenant

J’aime pas la vie de maintenant,
Pas plus que celle d’avant,
Is sont rois ou présidents,
Guerriers depuis tant de temps.

Des milliards pour la guerre,
Et rien pour la planète terre.
Du pognon pour le nucléaire,
Et que dalle pour le solaire.

Les hommes crèvent de faim,
Y a pu d’sous pour le pain,
Tous les jours c’est la guerre ;
Par milliers ils meurent en mer.

Un enfant est né en Angleterre,
L’info a fait le tour de la terre,
C’est comme ça au pays de Thatcher,
Tant pis pour les traine- misère.

La reine rose bonbon en carrosse,
D’autres en haillons, pauvres gosses
Chacun sa destinée, triste humanité.

Cent coups de canons pour la reine,
Une pluie de bombes et tant de peine,
Pour la planète devenue si inhumaine.

Ainsi va la vie
Charlesp 

( 3 décembre, 2017 )

J’aime pas la guerre

 

J’avais vingt ans  et pas croyant,

Bidasse, pour rien, pour un ann

Un an pourquoi, un an pour rien,

Vélo, dessin, avec mon pote Adrien.

.

J’ai pas fait la guerre et j’suis content,

J’vous aimais  pas adjudants et sergents,,

Vos médailles n’mont jamais fait réver,

Vous êtes payés pour nous protéger.

 

J’ai jamais aimé vos tas de médailles,

Preuves de vos exploits, vos batailles,,

C’est toujours les mêmes qui s’ font baiser,

Et toujours les mêmes qui vont défiler.

 

J’aimais pas te saluer mon commandant,

J’aimais pas l’curé, non plus fils d’Eve et Adam,

La guerre est votre fond se commerce,

Maître des guerres qui fauchent la jeunesse.

 

Vous serez décorés ou nommés à l’évêché,.

Au nom des bidasses tués ou confessés

Amen

Charlesp

 

 

 

( 27 septembre, 2017 )

Rombiéres et bigottes

Personne ne veut la guerre,
Les rombières prient st pierre,
S’foutent des morts en mer,
Priants pour leur lopin d’terre.

Les bigotes ça n’aime pas la guerre,
Pas même leurs sœurs, leurs frères,
Les bigotes, elles donnent au téléthon,
Qu’elles disent, espérant un pardon.

Les rombières, ça n’aiment pas Mac’do,
Ça n’aime personne, surtout pas les clodos.
Les bigotes, en famille elles font la guerre,
Elles donnent des leçons à toute la terre.

Les bigotes, vous n’aurez pas mes bonbons,
Les bonbons, braves dames c’est pas pour les cons.
Elles n’savent pas qu’un bon mot est un bonbon,
Elles se foutent de nos maux, les fans du goupillon.

Vous les bigotes priez ou gueuler contre la guerre !
Et vous les rombières, osez un regard sur la misère.

Ainsi va la vie
Charlesp

( 21 septembre, 2017 )

Aprés toute guerre…

Après toute guerre,

Et  silence du tonnerre,

l’envol des colombes,

survolant tant de tombes.

 

Après toute guerre,

La paix sur terre et mer,

L’oubli des tonnes de  bombes,

s’envolent les colombes.

 

Après toute guerre,

Promesse de der des ders,

Paroles de présidents,

Aux colombes dans le vent.

 

Après toute guerre,

vient la pause, la  paix,

Et poussent les bleuets,

Après tant tant de guerres.

 

j’ouvre la cage des colombes,

J’aime pas les bombes,

Je hais les chefs de guerre,

Nombreux sur terre et mer.

 

Charles en paix

Sous un olivier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

( 20 août, 2017 )

J’aime pas la guerre

J’aime pas la guerre.

Au pays du coquelicot
J’ai vingt ans, et pas de pot,
J’veux pas faire la guerre
J’aime trop la terre.

J’marche dans la gadoue
J’tombe l’ nez dans la boue,
J’cours, il pleut des bombes
J’’ai peur, c’est l’hécatombe.

Au pays du coquelicot
Un casque pour chapeau,
La tranchée pour caveau,
La guerre est mon fardeau.

Faut tuer ou mourir
Marcher ou courir.
Les gamins vont tomber
Ils vont hurler et pleurer.

Au pays du coquelicot
Qui peut être si beau,
Il faut obéir et mourir
L’chef l’a dit sans rire.

Il s’en fout, il est à l’arrière
Il soigne sa carrière
Et nous par millions
On va mourir au front

Il n’aime pas les coquelicots.
Ainsi va la vie
Charles en p. IMGP2236

( 25 décembre, 2016 )

je suisné en Somme

Je suis né là-bas en Somme
Comme tant et tant d’hommes, ( et de femmes !!)
Depuis des temps immémoriaux
Il suffit d’en visiter les tombeaux.

J’ai grandi là-bas en Somme
Et croisé tant et tant de personnes,
J’y ai appris l’écriture, la lecture
La culture et bien sur l’agriculture.

J’ai vécu là-bas en Somme,
Prés du clocher j’ai prié la madone
J’ai péché ! Oui, perches et gardons,
Prés de notre fameux clocher donjon.

J’ai ri et pleuré là-bas en Somme,
Nouvelles, bonnes et moins bonnes.
J’aime l’histoire de ce bel endroit,
De ses plaines, de ses étangs, de ses bois.

Je suis parti, revenu là-bas en Somme,,
Endroit choisi par l’évêché et ses nonnes
Ravagé, reconstruit après tant de guerres
Le clocher donjon, en connait l’histoire.

J’y ai ma famille là-bas en Somme,
Celle d’avant, celle de maintenant
C’est notre histoire en Somme.

Ainsi va la vie.
Charles en p.

( 1 décembre, 2016 )

Monde de misére

Monde de misère

Pas un jour sans guerre
Monde de misère.
Cimetières militaires
Pour la der des ders.

Veuves de guerre
Pour la vie entière
Oubliées de l’histoire
Tristesse du corbillard.

Pas un jour sans guerre
Pauvre planète terre !
Au nom du pouvoir
Planète en mouroir.

Toi, planète si belle
Guerres et poubelles
Te pourrissent la vie
De Melbourne à Miami

L’homme n’aime pas l’homme,
Y a comme un défaut,
Il se conduit en bourreau.
Ainsi va la vie
charlesp

( 20 juin, 2016 )

Jt’aime pas mon adjudant

Je suis devenu militaire
C’était pas mon affaire.
Je n’aime pas la guerre
j’préfére admirer la mer.

J’t’ aime pas mon adjudant.
Tu est un soldat outrecuidant.
Torse bombé sous tes médailles,
En uniforme, pas en chandail.

Fier d’emmerder les débutants,
fier de ta guerre de vétérants,
T’as fait l’Algérie et l’Vietnam,
t’en a perdu jusqu’a ton ame.

j’taime pas mon adjudant.
Devenu ancien combattant,
tes bidasses devenus sauveurs
Devenus maintenant protecteurs.

j’aime l’armée de maintenant,
loin de toi mon pauvre adjudant.
tu aimais la guerre, bouffer du viet,
tu vis de souvenirs, de silhouettes.

La reléve protége le pays et citoyens,
ils n’en font pas des tonnes, sergent,
ils meurent pour sauver notre peau.
Ainsi va la vie
Charlesp
NB: je ne parle pas des troufions,
Appelés, pas engagés sur les fronts.

( 21 février, 2016 )

Au pays du coquelicot

au pays du coquelicot

Au pays du coquelicot

J’ai vingt ans, et pas de pot,

J’veux pas faire la guerre

J’aime trop la terre.

 

J’marche dans la gadoue

J’tombe  l’ nez dans la boue,

J’cours, il pleut des  bombes

J’’ai peur, c’est l’hécatombe.

 

Au pays du coquelicot

Un casque pour chapeau,

La tranchée pour caveau,

La guerre est mon fardeau.

 

Faut tuer  ou mourir

Marcher ou courir.

Les gamins vont tomber

Ils vont hurler et pleurer.

 

Au pays du coquelicot

Qui peut être si beau,

Il faut obéir et mourir

L’chef l’a dit sans rire.

 

Il s’en fout, il est à l’arrière

Il soigne sa carrière

Et nous par millions

On va mourir au front

 

Il n’aime pas les coquelicots.

Ainsi va la vie

( 9 janvier, 2016 )

J’m'appelle Momo

J’m’appelle Momo,

J’suis fils du désert,

J’ai un vieux vélo,

Y a pu d’chameaux.

 

J’vis prés du soleil,

Et J’ai pas d’oseille.

J’ne crève pas d’faim,

Et j’croise les dauphins.

 

J’aime pas la guerre,

Elle abime la terre.

Suis heureux sur mer,

Y a pas de nucléaire.

 

J’suis  tunisien arabe,

Au pays du Kebab,

Nos chevaux pur-sang,

Papiers à cent pour cent.

 

 

J’ suis peinard, pas jaloux,

M’ fous des fous et des sous.

Vous aimez la mer, le soleil,

Moi Momo, j’vous file un conseil,

 

Venez me voir prés du désert,

J’vous offre le gite, pas la misère,

J’suis arabe, j’sais dire bonjour

Et la Tunisie vaut l’détour

Demandez Momo !

 

Ainsi va la vie

Charlesp

 

 

( 7 janvier, 2016 )

Au pays du coquelicot

Au pays du coquelicot

J’ai vingt ans, et pas de pot,

J’veux pas faire la guerre

J’aime trop la terre.

 

J’marche dans la gadoue

J’tombe  l’ nez dans la boue,

J’cours, il pleut des  bombes

J’’ai peur, c’est l’hécatombe.

 

Au pays du coquelicot

Un casque pour chapeau,

La tranchée pour caveau,

La guerre est mon fardeau.

 

Faut tuer  ou mourir

Marcher ou courir.

Les gamins vont tomber

Ils vont hurler et pleurer.

 

Au pays du coquelicot

Qui peut être si beau,

Il faut obéir et mourir

L’chef l’a dit sans rire.

 

Il s’en fout, il est à l’arrière

Il soigne sa carrière

Et nous par millions

On va mourir au front

 

Il n’aime pas les coquelicots.

Ainsi va la vie

Charles en p.

 

( 14 décembre, 2015 )

Morts en mer

morts en mer

Ben oui Renaud, t’avais raison,

C’est pas l’homme qui prend la mer,

C’est la mer qui prend l’homme !

Les hommes aiment la guerre,

La guerre  détruit  les hommes.

 

Par milliers les hommes sont noyés,

Par des tarés ils sont pourchassés.

Pas grand-monde pour les sauver,

Ces esclaves venus pour travailler.

 

Les chefs du monde, indifférents, désespérants,

Préfèrent ne pas voir ces pauvres manants.

Leur souci, d’abord brasser l’argent, important,

La coupe du monde au Qatar,  affligeant.

 

L’argent pour le foot, par millions,

La mort en mer, esclaves en haillons,

Sans le moindre picaillon.

Ainsi va la vie.

 

charlesp

( 8 décembre, 2015 )

Au pays du coquelicot

Au pays du coquelicot

J’ai vingt ans, et pas de pot,

J’veux pas faire la guerre

J’aime trop la terre.

 

J’marche dans la gadoue

J’tombe  l’ nez dans la boue,

J’cours, il pleut des  bombes

J’’ai peur, c’est l’hécatombe.

 

Au pays du coquelicot

Un casque pour chapeau,

La tranchée pour caveau,

La guerre est mon fardeau.

 

Faut tuer  ou mourir

Marcher ou courir.

Les gamins vont tomber

Ils vont hurler et pleurer.

 

Au pays du coquelicot

Qui peut être si beau,

Il faut obéir et mourir

L’chef l’a dit sans rire.

 

Il s’en fout, il est à l’arrière

Il soigne sa carrière

Et nous par millions

On va mourir au front

 

Il n’aime pas les coquelicots.

Ainsi va la vie

Charles en p.

 

 

( 15 septembre, 2015 )

Au pays du coqulicot

Au pays du coquelicot
J’ai vingt ans, et pas de pot,
J’veux pas faire la guerre
J’aime trop la terre.
J’marche dans la gadoue
J’tombe l’ nez dans la boue,
J’cours, il pleut des bombes
J’’ai peur, c’est l’hécatombe.
Au pays du coquelicot
Un casque pour chapeau,
La tranchée pour caveau,
La guerre est mon fardeau.
Faut tuer ou mourir
Marcher ou courir.
Les gamins vont tomber
Ils vont hurler et pleurer.
Au pays du coquelicot
Qui peut être si beau,
Il faut obéir et mourir
L’chef l’a dit sans rire.
Il s’en fout, il est à l’arrière
Il soigne sa carrière
Et nous par millions
On va mourir au front
Il n’aime pas les coquelicots.
Ainsi va la vie
Charles en p.

( 17 mai, 2015 )

Sauver l’humanité

Humanité, j’aimerais te sauver,
De la folie des barbares assassins,
Qui ne pensent qu’à casser et tuer,
Leur folie sans limite sert leur dessein.

Raser des millénaires de civilisation,
Effacer l’histoire du monde ancien,
C’est le quotidien de ces trublions,
La haine, la mort, pour les chrétiens.

D’où vient cette rage, cette folie,
Chiens enragés, semeurs de mort,
Voulant supprimer toute trace de vie,
Décapiter les mécréants, tristes sorts.

En les temps anciens, loin de leur furie,
Des générations de penseurs, de génies
Ont Hissé l’humanité, à la libre pensée
Aujourd’hui menacée par ces illuminés.

Tant de dieux pour tant de haine.
Tant de guerre et si peu de paix.
Ainsi soit-il
Patrick Garmyn

( 15 mai, 2015 )

Bien calé dans l’canapé

Bien calé dans l’ canapé,
J’regarde la télé,
C’est la crise, si, si on m’la dit
j’ crois c’qu’on me dit.

A la télé, flics et bouchons,
J’me suis dit, c’est pour Macron,
Non on n’est pas cons, on fait l’pont,
C’est la crise, si, si on m’la dit.

Les bobos au soleil, en bord de mer,
Se foutent des esclaves sans terre,
Les bobos stressés sur l’autoroute,
Se foutent des gosses morts en soute.

Putain de terre, qui tourne à l’envers,
Napoléon, adulé, jouait à la guerre.
Des milliers d’morts, partout sur terre,
Les hommes n’aiment pas la terre.

Ils préfèrent la guerre, sur la télé,
La guerre en vidéo, pour les uns,
La guerre en vrai, pour l’humanité.
C’est la crise, si, si n m’ la dit !

J’crois c’qu’on m’dit !
Ainsi va la vie
charlesp

( 12 mai, 2015 )

Quelle misére!

J’aime pas la vie de maintenant,
Pas plus que celle d’avant,
Is sont rois ou présidents,
Guerriers depuis tant de temps.

Des milliards pour la guerre,
Et rien pour la planète terre.
Du pognon pour le nucléaire,
Et que dalle pour le solaire.

Les hommes crèvent de faim,
Y a pu d’sous pour le pain,
Tous les jours c’est la guerre ;
Par milliers ils meurent en mer.

Un enfant est né en Angleterre,
L’info a fait le tour de la terre,
C’est comme ça au pays de Thatcher,
Tant pis pour les traine- misère.

La reine rose bonbon en carrosse,
D’autres en haillons, pauvres gosses
Chacun sa destinée, triste humanité.
Cent coups de canons pour la reine,
Une pluie de bombes et tant de peine,
Pour la planète devenue si inhumaine.

Ainsi va la vie
Charlesp

( 9 mai, 2015 )

C’est le merdier!

c’est le merdier…..

C’est le merdier

Politiciens, vraiment prennent les prolos pour des cons,

Démocratie, tristesse.

C’est le grand cirque, tu rajoutes les journalistes couillons

Sommes en détresse.

Comme dab, fric aux manettes, et pleurent les prolos

Politiques, manipulateurs.

En otage, est pris le peuple, les élus, pas de respect, gogos

Les journalistes, chamailleurs.

Si les politiciens te serrent les paluches, méfiance : élections

Après, y t’oublient, disparus.

Continuent à faire ce qu’ils veulent, magouilles, sans émotions

C’est pas moi, voir mon avocat.

Leur arrogance est sans limites, voix du peuple, démocratie

Voix sans paroles.

Débats, infos, journalistes, p’tites tètes, gros chèques à la sortie,

Trainent les casseroles.

Journaleux, élus, banquiers, décident, votent pour ta pomme

Toi le prolo, tu sais plus,

Les cerveaux savent,c’ qui est bon pour la finance, ça déconne

Les Rois de la finance.

Nouveau monde, moderne, on invente le salarié en pauvreté.

Louis XVI, y t’on raccourcit.

Tous les jours, les tètes vont tomber, pas coupées, progrès.

Toi le prolo, au piège t’es pris .

C’est la vie promise dans un monde dirigé, par la finance

Tristesse, pas de solutions, c’est ça ou la guerre, tristesse.

Ainsi va la vie

Charles en p

( 4 mai, 2015 )

Pauvre planéte

pauvre planéte

Pauvre planète

Pauvre planète terre, petite boule
Perdue dans l’univers.
Ne mérite pas tous ces mabouls
Qui pensent guerres.

Seuls nous sommes en immensité,
Milliards de planètes !
Le pouvoir rend fou à perpétuité.
Les uns riches de conquêtes,

Les autres, de faim, meurent dignes
Pas même, le poing levé.
Les affameurs de la planète, indignes
Peuvent tuer et se faire du blé

Triste réalité, une minorité, les riches (très riches)
Propriétaires de la planète
Patrons d’esclaves modernes, en friches
Qui un jour oseront « que ça Péte »

Ainsi va la vie
Charles en p

Qu’il est agréable de voir mon ami slah le pécheur

A la force des bras, sur sa barque, en bois.

Surfer sur les vagues, un solitaire simple travailleur

Je l’aperçois debout, sur sa coquille de noix.

Il est là bas au loin, le rameur, tel une ombre chinoise

Pour peu d’argent, il bosse dur, libre.

Philosophe, slah, il aime ce métier, ombre narquoise

Il aime cette vie, toujours en équilibre.

Sa vie rythmée, entre la mosquée et sa barque

Fervent croyant, des questions,

Il se pose sur ces extrémistes, qui débarquent

Pour lui grande incompréhension.

slah, le pécheur, pas malheureux, pas envieux

Veut juste vivre, tranquille.

Voir ses enfants, grandir et devenir heureux

Lui, juste sa barque et sa quille.

Ainsi va la vie

Charles en p

( 30 avril, 2015 )

Mes premiéres années

Nous sommes en février, juste après la guerre. La rivière est gelée vingt centimètres de glace, les garçons du village chaussés de leurs galoches, s’en donnent à cœur joie, en longues glissades sur le canal.
Une vingtaine de péniches sont prisonnières des glaces que les mariniers, armés de leurs perches, tentent de briser.
Avec mon frère Bernard nous tentons un bonhomme de neige, des cailloux pour les yeux, une carotte pour le pif. Papa nous a construit un traineau, que nous tirons vers le haut de la cote voisine de la maison, arrivés là-haut nous glissons à fond vers le bas, perdant nos bérets en cours de route.
Heureux car ce sont nos premières neiges. Le soir tombe vite en cette période hivernale, nous sommes tous dans la maison, prés du poêle à charbon, son pot de fonte incandescent. Moi je suis comme tous les jours, sur ma chaise, les pieds enveloppés dans de bonnes chaussettes tricotées par Maman, sur mes genoux le plus jeune de la famille, douze ans nous séparent.
Le repas du soir, nous sommes onze à table, heureusement, il y a le potager, nous on dit jardin, quarante ares, fruits et légumes à profusion. La cour et des dizaines de lapins, poules et canards.
Toutes les semaines, Maman tue un lapin ou un canard. Je n’ai pas envie de grandir, ça m’angoisse, tuer un lapin, le dépouiller ça me tracasse, je ne serai jamais capable, j’espère que ça n’arrivera jamais, c’est difficile la vie quand tu n’es pas riche !
Pas riche ne veut pas dire malheureux. Des avantages et des inconvénients, l’hiver je me couche sous de bonnes couvertures, un gros édredon rouge, une brique très chaude enveloppée dans du papier journal. Le plus difficile c’est au réveil, le poêle est éteint, l’eau gèle à l’intérieur de la maison.
Avant de partir tous ensemble à l’école, les huit bols de café au lait sont alignés sur la grande table, à chacun sa ration de pain tartiné de saindoux
Comme mes frères, béret sur la tète, blouse grise, cartable, je suis fin prêt pour la journée à l’école, les devoirs sont faits, j’ai bien révisé, je suis d’attaque. J’ai fait mes devoirs hier soir, sur la grande table qui sert à tout.

 

La vaisselle est faite à tour de rôle par les plus grands dans une grande bassine galvanisée.
Les plus grands, s’appliquent autour de la table, l’orthographe avec le livre Bled, j’aime beaucoup et j’apprends par cœur la page de dates historiques : » 1810 introduction de la betterave à sucre par napoléon. »
C’est dimanche, je vais à la messe, je suis enfant de chœur, j’enfile ma tenue, une aube rouge, une chasuble blanche et c’est parti, je récite car je chante comme une casserole, le tout en latin, je n’y comprends rien, comme tous ceux présents dans l’église. Assis, debout, assis c’est comme le curé décide moi je me contente de faire sonner la clochette sur un signe de l’abbé.
Aujourd’hui c’est jour d’enterrement, je vais d’abord voir pépère, il prépare le corbillard, grand chariot tout noir ! il faut cirer aussi de noir les sabots du cheval, Grand-père porte son costume gris.
C’est parti, je marche devant avec mes deux collègues, il faut que je tienne la croix bien droite et haute, direction le cimetière, nous devant et tous derrière.
De temps en temps avec Michel, on se regarde, on se pince les lèvres au bord du fou rire, pourquoi, on ne sait pas, c’est con ! De retour à la sacristie, le curé nous a donné dix pièces de cinq francs, provenant de la quête.
Jeudi, jour sans école, il y a catéchisme avec sœur Louise Maris d’Arc, certains disent qu’elle a un lien de parenté avec Jeanne d’arc, je n’en sais rien. ce que j’aime? c’est sa voiture une 201 comme dans les films en noir et blanc, elle met une cale derrière sa roue et il y a toujours un gros malin pour l’enlever.
En attendant il faut que je retourne à l’école, je ne crois pas que l’instituteur soit amateur des prières en latin. Aide toi le ciel t’aidera.
Général hiver est parti, le printemps est arrivé, je dois aller au jardin, mon frère aussi, il faut bécher, c’est quand même énorme quarante ares, nous sommes quatre à bécher, et pas question de laisser le chiendent, sinon gare ! je ramasse les doryphores sur les feuilles des patates, je les mets dans une grosse boite d’allumettes, le plus difficile : désherber entre les oignons et poireaux.
Maintenant que l’été arrive, une autre vie commence, n’ayant pas de télévision, tous, frères et sœurs direction la maison,  de retraités parisiens qui accueillent les enfants du quartier, une quinzaine, tous assis dans leur chambre, on va regarder Zorro, Thierry la fronde etc..
J’aime l’école, mais là, je suis puni, un devoir complètement raté, pain sec et une bouteille d’eau que papa m’a amené ce midi, et une engueulade en prime, ça ira mieux demain. Je suis assis sur le dernier pupitre prés de la porte, devant moi il y a Michel, tous les deux nous sommes seuls sur notre pupitre pour mieux nous séparer.
Michel me raconte une histoire « tu connais l’histoire de Toto qui… » je pars en fou rire et là je lâche un p.. magistral, l’instituteur en colère, m’expédie vite fait, bien fait dans la cour, pas pour faire cent tours, non ! Toute l’après-midi.
Madame vast, institutrice m’aperçoit » oh, tu a du faire une grosse bêtise pour que monsieur te punisse » je n’ose pas lui donner la raison. Il y a du monde dans les classes, du cours moyen au certificat d’études.je suis content, il y a deux classements et les deux premiers c’est qui ? ben moi et mon frère, c’est pas beau ça ! Comme quoi l’argent ne fait pas le classement.

C’est jeudi, il n’y a pas classe, mes frères et moi  plus souvent à la ferme voisine  qu’a la maison, nous nettoyons les étables, il faut s’élancer pour envoyer notre brouette sur le tas fumier qui trône au beau milieu de la ferme. Mon frère et moi nous donnons le plateau repas aux vaches ! En réalité des mannes de betteraves aussi lourdes que nous.

Demain débutent les grandes vacances, certificat d’études en poche, je peux aller me baigner à l’abreuvoir, notre plage à nous, il y a même des cabines, tous les gosses du village passent des heures à la baignade. Pendant la première guerre mondiale, ll y avait des dizaines et des dizaines de chevaux qui venaient se rafraichir à cet endroit d’où son nom.

J’ai enfin un vélo de course, c’est celui de monsieur Gence, il me fait rêver, il a des boyaux, pour moi c’est le plus beau. Je découpe les photos du tour de France que je colle sur le mur de la chambre. Je connais les coureurs  par cœur. Pendant le tour, maman relève le classement de l’étape, on écoute le « poste ».

 

On écoute Georges Briquet. Bobet, Robic, Charly Gaul, Bahamontés les champions du jour.

J’ai tous les noms en tète, je veux devenir coureur et ça c’est une autre histoire. Dans deux jours avec papa et Michel nous allons voir le tour en vrai à quarante kilomètres de la maison.

Nous nous installons  dans la cote de quatrième catégorie. Il y a la caravane qui défile et qui jette des cadeaux, des chapeaux en papier distribués par Pernod Ricard, les motards arrivent, signe que les coureurs ne sont pas loin, les voila, des maillots de toute les couleurs, c’est géant ! pas le temps de reconnaitre les coureurs. Et arrive seul Bahamontés, il vient de crever ho la la ! J’en prends plein les yeux, oh la la !!

Ce matin, sur mon vélo je pars à Gand en Belgique, chez les cousins de maman. 185 kms  sans entrainement et vent dans la gueule, papa me laisse faire, il est sur que je vais faire demi-tour rapidement, maman m’a mis des tartines dans les sacoches. Je n’ai que 16 ans, à sept heures je pars,  après Maricourt  j’ai déjà envie de faire demi-tour. Quelle aventure, je n’ai pas même une pompe.

J’ai une carte routière, et roule ma poule, j’arrive à Lens avec une grosse fringale, j’avale vite fait mes tartines, de plus je suis parti avec 10 francs autant dire que dalle ! Je repars, je passe la douane sans problèmes, je suis en Belgique, je roule sur des pistes cyclables, c’est obligatoire, il y en a partout.

Tout va bien, je passe Courtai, les panneaux sont écrits en flamand, pas évident, Kortrijk pour courtai !! Gand est en vue, il est dix sept heures. J’ai bien roulé, je suis heureux, je vois du pays pour la première fois, et les soucis commencent, je n’ai pas prévenu les cousins de mon expédition, personne ne parle le français, je sais que Gérard Van Heule est policier à Gand, je demande aux policiers qui finissent par m’emmener au commissariat et là derrière son bureau, Gérard qui me voit, se met à rire, ça lui parait incroyable, en fait personne ne sait ou je suis, je n’appelle pas à la maison, ils pensent que je vais faire demi-tour.

Gérard m’emmène chez lui, il y a Marguerite son épouse, Freddy, son frère et sa sœur. Freddy me prête des vêtements, car bien sur, je suis parti «  les mains dans les poches » Freddy me fait visiter son quartier, la ville de Gand.

 

 

Il y a déjà quatre jours que je suis là, hier j’ai vu les championnats du monde de vélo, Eddy Merckx vainqueur comme dab.

Ils reçoivent vingt chaines, de plusieurs pays. Ilss font tourner l’antenne avec une manivelle et une chaine de vélo, pas besoin de satellites Ce soir je sors en soirée dansante, Adamo chante « tombe la neige »  A minuit fermeture, en Belgique c’est sérieux. Par contre, il n’y a pas  de permis de conduire, c’est la Belgique !

Demain nous allons en hollande, bon il y a vingt kilomètres, ce n’est pas le bout du monde non plus. Sixième jour, un télégramme arrive, les parents s’inquiètent de mon sort, je n’ai donné aucune nouvelle, ils se demandent ou je suis, ouille !

Après une semaine retour vers la France, vent dans le dos, quelle aventure !

 

 

 

( 20 avril, 2015 )

morts en mer!

Ben oui Renaud, t’avais raison,
C’est pas l’homme qui prend la mer,
C’est la mer qui prend l’homme !
Les hommes aiment la guerre,
La guerre détruit les hommes.

Par milliers les hommes sont noyés,
Par des tarés ils sont pourchassés.
Pas grand-monde pour les sauver,
Ces esclaves venus pour travailler.

Les chefs du monde, si désespérants,
Veulent pas voir ces pauvres manants.
Leur souci, brasser l’argent, c’est important,
La coupe du monde au Qatar, affligeant.

L’argent pour le foot, par millions,
La mort en mer, esclaves en haillons,
Sans le moindre picaillon.
Ainsi va la vie.

charlesp

( 19 avril, 2015 )

J’suis né là!

Je suis né là-bas en Somme
Comme tant et tant d’hommes, ( et de femmes !!)
Depuis des temps immémoriaux
Il suffit d’en visiter les tombeaux.

J’ai grandi là-bas en Somme
Et croisé tant et tant de personnes,
J’y ai appris l’écriture, la lecture
La culture et bien sur l’agriculture.

J’ai vécu là-bas en Somme,
Prés du clocher j’ai prié la madone
J’ai péché ! Oui, perches et gardons,
Prés de notre fameux clocher donjon.

J’ai ri et pleuré là-bas en Somme,
Nouvelles, bonnes et moins bonnes.
J’aime l’histoire de ce bel endroit,
De ses plaines, de ses étangs, de ses bois.

Je suis parti, revenu là-bas en Somme,,
Endroit choisi par l’évêché et ses nonnes
Ravagé, reconstruit après tant de guerres
Le clocher donjon, en connait l’histoire.

J’y ai ma famille là-bas en Somme,
Celle d’avant, celle de maintenant
C’est notre histoire en Somme.

Ainsi va la vie.
Charles en p.

 

( 3 février, 2015 )

j’aime pas la guerre

j’aime pas la guerre

J’aime pas la guerre.

Au pays du coquelicot

J’ai vingt ans, et pas de pot,

J’veux pas faire la guerre

J’aime trop la terre.

J’marche dans la gadoue

J’tombe l’ nez dans la boue,

J’cours, il pleut des bombes

J’’ai peur, c’est l’hécatombe.

Au pays du coquelicot

Un casque pour chapeau,

La tranchée pour caveau,

La guerre est mon fardeau.

Faut tuer ou mourir

Marcher ou courir.

Les gamins vont tomber

Ils vont hurler et pleurer.

Au pays du coquelicot

Qui peut être si beau,

Il faut obéir et mourir

L’chef l’a dit sans rire.

Il s’en fout, il est à l’arrière

Il soigne sa carrière

Et nous par millions

On va mourir au front

Il n’aime pas les coquelicots.

Ainsi va la vie

Charles en p.

( 22 janvier, 2015 )

je suis né..en Somme

IMGP2228Je suis né là-bas en Somme
Comme tant et tant d’hommes, ( et de femmes !!)
Depuis des temps immémoriaux
Il suffit d’en visiter les tombeaux.

J’ai grandi là-bas en Somme
Et croisé tant et tant de personnes,
J’y ai appris l’écriture, la lecture
La culture et bien sur l’agriculture.

J’ai vécu là-bas en Somme,
Prés du clocher j’ai prié la madone
J’ai péché ! Oui, perches et gardons,
Prés de notre fameux clocher donjon.

J’ai ri et pleuré là-bas en Somme,
Nouvelles, bonnes et moins bonnes.
J’aime l’histoire de ce bel endroit,
De ses plaines, de ses étangs, de ses bois.

Je suis parti, revenu là-bas en Somme,,
Endroit choisi par l’évêché et ses nonnes
Ravagé, reconstruit après tant de guerres
Le clocher donjon, en connait l’histoire.

J’y ai ma famille là-bas en Somme,
Celle d’avant, celle de maintenant
C’est notre histoire en Somme.

Ainsi va la vie.
Charles en p.

 

( 5 janvier, 2015 )

Il pleut des bombes

j’aime pas la guerre

J’aime pas la guerre.

Au pays du coquelicot

J’ai vingt ans, et pas de pot,

J’veux pas faire la guerre

J’aime trop la terre.

J’marche dans la gadoue

J’tombe l’ nez dans la boue,

J’cours, il pleut des bombes

J’’ai peur, c’est l’hécatombe.

Au pays du coquelicot

Un casque pour chapeau,

La tranchée pour caveau,

La guerre est mon fardeau.

Faut tuer ou mourir

Marcher ou courir.

Les gamins vont tomber

Ils vont hurler et pleurer.

Au pays du coquelicot

Qui peut être si beau,

Il faut obéir et mourir

L’chef l’a dit sans rire.

Il s’en fout, il est à l’arrière

Il soigne sa carrière

Et nous par millions

On va mourir au front

Il n’aime pas les coquelicots.

Ainsi va la vie

Charles en p.

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